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Le Nouvel Esprit Public

Philippe Meyer
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  • Le Nouvel Esprit Public

    Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (1/7)

    22/04/2026 | 19 min
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    Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.

    1 : Dans ce premier épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer reviennent sur l’évolution de l’enseignement de la musique au cours des siècles, qui transforme profondément le rapport des Français à la musique, sans que jamais celle-ci passe au second plan. Les tensions entre musique(s) populaire(s) et aristocratique(s) permettent de rappeler qu'avant le siècle dernier et l'académisation de son enseignement, la musique était ainsi considérablement plus diffusée et pratiquée au sein des classes populaires.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

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  • Le Nouvel Esprit Public

    Travail et 1er mai / Élections hongroises

    19/04/2026 | 1 h 5 min
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    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 avril 2026.

    Avec cette semaine :

    Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.
    Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
    Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
    Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

    TRAVAIL ET 1ER MAI

    Afin d’autoriser le travail le 1er mai, pour quelques secteurs et sur la base du volontariat, une proposition de loi devait être débattue le 10 avril à l’Assemblée nationale. Lundi, le gouvernement a interrompu, au moins momentanément, le parcours de la proposition de loi à laquelle la gauche et les syndicats s’opposent. La commission mixte paritaire, qui devait initialement se réunir mardi pour concilier le Sénat et l’Assemblée nationale sur un texte commun, n’a, en définitive, pas été convoquée. Le dossier est renvoyé aux acteurs sociaux qui se voient proposer de parlementer à l’échelon des branches professionnelles pour essayer de dégager des solutions. En arrière-plan de cet épisode sans gloire se pose la question du rapport des Français au travail.
    Selon le Datascope 2026 d’Axa, publié fin mars, le nombre d’arrêts maladie a bondi en France de 50 % depuis 2019, portés par une explosion des arrêts longs et par une fragilité inédite de la santé mentale des salariés. Depuis 2025, le taux d’absentéisme a grimpé de 5 % pour atteindre 4,8 % en 2025. La durée moyenne des arrêts s’allonge d’année en année. Les travailleurs du privé s’arrêtaient en moyenne 20 jours en 2019 ; en 2025 le chiffre était de 23,5 jours. Les arrêts de plus de deux mois pèsent plus des deux tiers du taux global d’absence au bureau. Lesquels sont portés dans leur grande majorité par une seule pathologie : les problèmes de santé mentale, notamment auprès des plus jeunes. L'augmentation de l'absentéisme est particulièrement forte chez les cadres (+ 8 % entre 2024 et 2025), chez les salariés de 30 à 35 ans (+ 11 %) et de moins de 30 ans (+ 10 %). A contrario, parmi les CDD et les travailleurs de plus de 55 ans, le taux d'absentéisme reste stable : 2 % pour les CDD et 6,4 % pour les seniors. Selon le baromètre absentéisme Malakoff Humanis publié en 2025, 14 % des salariés ayant eu des arrêts longs (plus de trente jours) ont trouvé la reprise si difficile qu’ils ont dû s’arrêter à nouveau. Les indemnités journalières ont coûté près de 20 milliards d’euros à l’Assurance maladie en 2025. Afin de tenter d’enrayer la dynamique, le gouvernement a présenté le 9 avril un plan de réduction du coût des arrêts de travail.
    Dans le même temps, en 2025, l'implication des salariés européens dans leur vie professionnelle est restée faible, notamment en France, selon une étude Gallup publiée le 8 avril. Si, aux Etats-Unis et au Canada 31% des salariés interrogés se déclarent engagés dans leur travail, ils sont 30 % en l'Amérique latine, dans les Caraïbes et 25 % en Asie du Sud-Est. En Europe, l'Albanie, la Roumanie, la Norvège et Malte sont les pays où les salariés se disent le plus impliqués. Parmi les moins « motivés » : la Suisse, la Croatie et la France avec 8%. Cette mauvaise performance aurait coûté au pays selon Gallup environ 325 milliards d'euros en perte de productivité au cours de l'année dernière, tandis que le coût moyen d’un jour férié est selon l’INSEE de 1,5Mds€.

    ELECTIONS HONGROISES : EXPLICATION DE LEURS RÉSULTATS, CONSÉQUENCES EN ET POUR L’EUROPE

    En remportant les élections législatives en Hongrie, le 12 avril, avec 53 % des suffrages (contre 38 % pour le Fidesz), le parti d'opposition Tisza récolte 138 des 199 sièges du Parlement, contre 55 pour celui de Victor Orban. La participation historique a atteint presque 80 % des 8,1 millions d'inscrits, un record depuis 1990. Ancien membre de l'équipe Orbán, le leader de Tisza, Péter Magyar est avocat, ancien diplomate à Bruxelles. Il a fait campagne contre la corruption de son prédécesseur, de son parti Fidesz, contre leur népotisme et leur favoritisme devenus trop visibles, mais aussi trop pesants alors que la société et l'économie hongroise sont en grande difficulté. La flambée inflationniste (plus de 40% depuis 4 ans) a agi comme un impôt invisible, frappant d’abord les ménages modestes. Le pays reste coincé dans le bas du classement européen en matière de revenus.
    Péter Magyar a réussi à rassurer les déçus du Fidesz en leur promettant d’être tout aussi conservateur que le pouvoir sortant sur les questions d’immigration. En parallèle, il a attiré les électeurs de gauche épuisés par les divisions des partis d’opposition traditionnels et prêts à voter pour n’importe qui pouvant les débarrasser de l’extrême droite. Disposant de la majorité qualifiée des deux tiers il devrait pouvoir démanteler les piliers de la « démocratie illibérale » d'Orban, mettant fin à la stricte emprise de l'ancien Premier ministre sur le pouvoir judiciaire, les entreprises publiques et les médias. Aussitôt assuré de sa victoire, Péter Magyar a demandé aux présidents de la Cour constitutionnelle et de la Cour des comptes, nommés par Orban, de démissionner.
    La restauration de l’État de droit est précisément l’une des demandes les plus pressantes de Bruxelles. En contrepartie, le nouveau gouvernement pourra obtenir, après plusieurs années de suspension en raison de la dérive autoritaire du pays, quelque 35 milliards de fonds européens. Une manne sans laquelle il ne pourra pas mettre en œuvre son programme d’amélioration des services publics et de restauration du pouvoir d'achat. Dès dimanche soir, Péter Magyar a donné le ton devant une foule scandant « Europe » : « Aujourd'hui, le peuple hongrois a dit oui à l'Europe », a-t-il clamé avant de promettre que « la Hongrie sera un allié solide au sein de l'UE et de l'Otan ». À Bruxelles, le dossier le plus urgent est la levée du blocage de Budapest au prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, qu'Orban avait accepté en décembre avant de revenir sur sa parole deux mois plus tard. La victoire de Magyar change la donne au Conseil européen en isolant le Slovaque Robert Fico, qui se plaçait régulièrement sous la protection d'Orban pour monter un front du refus à Bruxelles, rejoint depuis quelques mois par Andrej Babis, de retour à la tête du gouvernement de la République tchèque.
    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

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    Bada : les questions du public (Iran)

    15/04/2026 | 21 min
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    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.

    Avec cette semaine :

    Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.
    Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
    François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
    Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
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    Thématique : l’Iran, avec Bernard Hourcade

    12/04/2026 | 59 min
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    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.

    Avec cette semaine :

    Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.
    Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
    François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
    Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.

    L’IRAN, AVEC BERNARD HOURCADE

    Pour cette émission thématique consacrée à l’Iran nous accueillons Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran de 1978 à 1993.
    Grand comme trois fois la France, peuplé de 92 millions d'habitants, riche de pétrole et de gaz, l’Iran est soumis depuis 1979 au régime théocratique des mollahs, de plus en plus contesté dans la population. En 2022, avec le mouvement Femme, Vie, Liberté après la mort de Mahsa Amini, causée par des violences lors de son arrestation par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ». En 2026, par des manifestations contre la situation économique dans plusieurs villes manifestations réprimées dans le sang.
    Le 28 février, la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran a tué dès le premier jour le Guide suprême, Ali Khamenei, et un certain nombre de cadres du régime. Désormais, pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique en 1979, toutes les nouvelles figures clefs du pouvoir sont issues des Gardiens de la révolution, l’armée d'élite du régime. Tandis que son fils le nouveau guide, Mojtaba Khamenei, nommé le 8 mars, a disparu de l'espace public, alimentant les doutes sur le fait qu'il soit encore en vie ou en état de gouverner, c'est un ancien Gardien de la révolution Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement qui s'impose comme une des figures centrales du pouvoir. Mais c'est la nomination, le 24 mars, d’un dur, Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale qui signale un virage radical. Ces nouvelles figures clefs du régime iranien témoignent-elles d’un glissement d’un régime théocratique à une dictature militaire ? C’est une des questions que nous soumettrons à notre invité.
    Notre invité qui explique que, mal connue en Occident, la société iranienne est schématiquement composée de trois groupes. Une minorité - environ 10 % à 15 % - qui soutient activement le régime. Une autre minorité, entre 20 % et 30 %, qui s'oppose frontalement au système et qui a déjà courageusement manifesté à plusieurs reprises. Entre les deux, une majorité silencieuse, probablement autour de 50 % à 60 % de la population qui souhaite un changement profond, mais surtout la stabilité et ne veut ni la guerre civile, ni le chaos. Confrontée aux effets de la guerre, la population fait face à une inflation record - selon les données du Centre statistique d’Iran, le taux d’inflation sur douze mois a atteint 50,6 % au 20 mars (date de la fin de l’année iranienne), soit le niveau d’inflation annuelle le plus élevé jamais enregistré à cette échéance depuis quatre-vingt-deux ans. La guerre entraine également des pertes d’emploi et une répression politique renforcée. Plus aucune semaine ne s’écoule sans que plusieurs exécutions aient lieu. Depuis le 28 février, au moins 14 prisonniers accusés de délits politiques ou sécuritaires ont été exécutés.
    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

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    Bada : Alexandre Missoffe, conteur (2/2)

    08/04/2026 | 28 min
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    Une conversation entre Alexandre Missoffe et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 mars 2026.
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Generated: 4/22/2026 - 10:17:49 PM