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Choses à Savoir SCIENCES

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    Pourquoi le feu devient-il une sphère dans l'espace ?

    25/1/2026 | 2 min
    Dans l’espace, une flamme ne ressemble pas du tout à celle qu’on connaît sur Terre. Ici-bas, quand on allume une bougie, le feu forme naturellement une “goutte” étirée vers le haut. Mais en microgravité, le feu devient une boule : une flamme presque parfaitement sphérique. C’est spectaculaire… et c’est surtout une conséquence directe des lois de la physique.

    Sur Terre, la flamme monte parce que l’air chaud monte. Lors de la combustion, le combustible réagit avec l’oxygène et libère de la chaleur. L’air autour de la flamme est donc chauffé, ce qui le rend moins dense. Résultat : cet air chaud s’élève sous l’effet de la gravité. C’est ce qu’on appelle la convection, liée à la poussée d’Archimède. En montant, l’air chaud emporte les gaz brûlés et “aspire” en bas de la flamme de l’air frais riche en oxygène. Ce flux permanent alimente le feu et étire la flamme verticalement. Le feu n’est donc pas naturellement pointu : il est “tiré” vers le haut par le mouvement de l’air.

    Mais dans l’espace, ce mécanisme s’effondre. En microgravité, il n’y a pratiquement plus de convection : l’air chaud ne monte pas, car il n’y a plus de force dominante pour séparer “air chaud” et “air froid”. Les gaz brûlés restent autour de la zone de combustion au lieu de s’évacuer vers le haut. Du coup, l’oxygène n’arrive plus par le bas comme sur Terre : il arrive lentement depuis toutes les directions, uniquement par diffusion, c’est-à-dire par le mouvement aléatoire des molécules. Cette alimentation en oxygène étant symétrique, la flamme l’est aussi : elle devient sphérique.

    Autre effet surprenant : comme l’oxygène arrive plus lentement, la combustion est souvent plus douce. La flamme est généralement plus froide, plus lente et plus “propre”, avec moins de suie. C’est pour cela qu’en microgravité, la flamme paraît parfois bleutée et moins lumineuse.

    Mais attention : cette beauté est dangereuse. Dans un vaisseau spatial, tout est confiné. Il y a des câbles, des plastiques, des textiles techniques, des mousses isolantes… un environnement très inflammable si une étincelle se produit. Et une flamme sphérique est difficile à gérer : elle peut flotter, se déplacer avec les courants d’air produits par la ventilation ou par les mouvements des astronautes. Sur Terre, le feu “monte”, donc on sait où il va. Dans l’espace, il peut aller partout.

    Le risque est encore plus critique si l’atmosphère du vaisseau contient davantage d’oxygène. Pour réduire la pression totale et alléger les contraintes sur la coque, certaines configurations de mission envisagent un air enrichi en oxygène. Mais plus l’air est riche en oxygène, plus les matériaux s’enflamment facilement et plus un départ de feu peut devenir violent.

    C’est pour cela que la maîtrise du feu en microgravité est un enjeu essentiel : comprendre comment une flamme naît, se propage et comment l’éteindre rapidement, c’est littéralement une question de survie pour les missions spatiales longues.
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    Pourquoi perd-on du poids par l'expiration ?

    22/1/2026 | 2 min
    Lorsque l’on parle de « brûler » des graisses, l’image qui nous vient souvent en tête est celle d’un glaçon qui fond. En réalité, la biologie raconte une histoire bien plus surprenante : lorsque nous perdons de la graisse après un effort physique, la majorité de cette graisse quitte notre corps… par la respiration.

    Tout commence dans nos cellules. Lorsqu’elles ont besoin d’énergie — pendant une séance de sport, une marche rapide ou même une simple montée d’escaliers — elles vont puiser dans leurs réserves : les triglycérides. Ces molécules sont stockées dans les adipocytes, nos cellules graisseuses. Leur rôle est d’emmagasiner de l’énergie sous une forme compacte et stable, en attendant un moment de besoin. Quand l’organisme réclame du carburant, ces triglycérides sont démontés en acides gras et en glycérol.

    C’est dans les mitochondries que la véritable « combustion » a lieu. Grâce à l’oxygène que nous respirons, ces acides gras sont métabolisés. Et c’est là que survient la révélation : la graisse ne disparaît pas, elle se transforme. Son produit final n’est pas de la chaleur ni de la sueur, mais principalement du dioxyde de carbone (CO₂) et de l’eau.

    Pour donner une idée concrète : si vous perdez 100 g de graisse, environ 84 g seront transformés en CO₂. À un rythme respiratoire normal, cela représente plusieurs dizaines de litres de CO₂ expirés au fil des heures. La dépense énergétique d’une séance de sport d’intensité modérée peut mobiliser 50 à 150 g de graisse, ce qui signifie que l’on expire littéralement des dizaines de grammes de graisse sous forme de CO₂ après un seul entraînement.

    Les 16 % restants de la masse initiale sont transformés en eau, éliminée par la sueur, l’urine et même la vapeur d’eau expirée. Contrairement aux idées reçues, la transpiration n’est pas la preuve que nous « brûlons » de la graisse : elle sert surtout à refroidir le corps.

    Cette découverte — popularisée après une étude publiée en 2014 dans BMJ — a renversé nombre d’idées que l’on croyait acquises : maigrir est avant tout un processus respiratoire. Chaque mouvement accélère la transformation des triglycérides en CO₂, et c’est en expirant que nous perdons réellement du poids.

    En résumé : pour perdre de la graisse, il faut bouger… et respirer. L’oxygène que nous inspirons, et surtout le CO₂ que nous expirons, portent la signature chimique de notre perte de poids.
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    Pourquoi observe-t-on davantage d’accouchements la nuit que le jour ?

    21/1/2026 | 2 min
    Ce phénomène est bien documenté et concerne surtout les accouchements spontanés, c’est-à-dire non déclenchés médicalement. La raison principale est biologique : le corps féminin est naturellement programmé pour accoucher plus facilement pendant la nuit.

    Le premier élément clé est le rythme circadien, notre horloge biologique interne. Cette horloge régule de nombreuses fonctions physiologiques sur un cycle de vingt-quatre heures, notamment la sécrétion hormonale. Or, plusieurs hormones essentielles au travail de l’accouchement atteignent leur pic durant la nuit.

    L’hormone la plus importante dans ce processus est l’ocytocine. Elle est responsable des contractions utérines qui permettent la dilatation du col et la naissance du bébé. La production d’ocytocine augmente naturellement la nuit, car elle est inhibée par le stress, la lumière et certaines hormones de l’éveil, comme le cortisol. La nuit, l’environnement est plus calme, plus sombre, et l’organisme est moins stimulé. Les freins hormonaux diminuent, ce qui rend les contractions plus efficaces et plus régulières.

    Une autre hormone joue un rôle crucial : la mélatonine, souvent appelée hormone du sommeil. Elle est sécrétée en grande quantité dans l’obscurité. Des études ont montré que la mélatonine agit en synergie avec l’ocytocine, en renforçant l’intensité et la coordination des contractions utérines. Autrement dit, la mélatonine ne favorise pas seulement le sommeil, elle participe aussi activement au bon déroulement de l’accouchement.

    Ce phénomène s’explique également par l’évolution. Pendant la majeure partie de l’histoire humaine, accoucher la nuit offrait un avantage en termes de survie. L’obscurité réduisait l’exposition aux prédateurs, l’activité du groupe était moindre et les conditions étaient plus propices au calme et à la concentration. Le corps humain a conservé cette programmation biologique ancestrale.

    Enfin, il est important de préciser que cette tendance est aujourd’hui atténuée par la médicalisation des naissances. Les déclenchements programmés et les césariennes planifiées ont déplacé une partie des accouchements vers la journée. Mais lorsque le travail débute spontanément, sans intervention médicale, la physiologie naturelle continue de privilégier la nuit.

    En résumé, si les femmes accouchent plus souvent la nuit, c’est parce que leur horloge biologique, leurs hormones et leur héritage évolutif s’alignent pour faire de la nuit le moment le plus favorable à la naissance.
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    Que se passerait-il si la Terre cessait soudainement de tourner ?

    20/1/2026 | 2 min
    D’abord, rappelons un chiffre : à l’équateur, la surface de la Terre se déplace à environ 465 m/s, soit 1 670 km/h. À Paris, c’est encore autour de 1 100 km/h. Cette vitesse n’est pas “une sensation” : c’est une énergie cinétique réelle, emmagasinée par tout ce qui est posé sur le sol — atmosphère, océans, bâtiments… et nous.

    1) La catastrophe immédiate : l’inertie
    Si la Terre s’arrêtait net, tout ce qui n’est pas solidement attaché au socle rocheux continuerait à avancer à sa vitesse actuelle, par inertie. Résultat :
    des vents supersoniques : l’atmosphère garderait sa vitesse, déclenchant des rafales capables de raser des continents ;
    les océans se déplaceraient aussi : des mégatsunamis balaieraient les côtes et progresseraient profondément dans les terres ;
    les objets, les véhicules et les humains seraient littéralement projetés vers l’est.
    Cette phase serait la plus meurtrière : une conversion brutale d’énergie de rotation en destruction mécanique.

    2) Le chaos géophysique : réorganisation de la planète
    Ensuite, la Terre chercherait un nouvel équilibre. Aujourd’hui, la rotation crée un renflement équatorial : la Terre est plus large d’environ 21 km à l’équateur qu’entre les pôles. Sans rotation, ce renflement n’aurait plus de raison d’être. Le manteau et la croûte se réajusteraient lentement, mais cela impliquerait une forte activité tectonique :
    séismes massifs,
    volcanisme accru,
    redistribution des contraintes dans la lithosphère.

    3) L’eau migrerait vers les pôles
    Un effet contre-intuitif : sans force centrifuge, les océans ne resteraient pas répartis comme aujourd’hui. Ils se dirigeraient davantage vers les pôles, formant deux énormes calottes océaniques, et laissant émerger de vastes zones près de l’équateur.

    4) Un jour durerait un an… ou presque
    Sans rotation, la “journée” n’existerait plus au sens habituel. Un point de la surface ferait face au Soleil pendant environ 6 mois, puis serait plongé dans la nuit pendant 6 mois. Les écarts de température deviendraient extrêmes :
    sur la face éclairée : échauffement intense,
    sur la face sombre : refroidissement massif, gel généralisé.

    5) Le champ magnétique se dérègle
    Enfin, le champ magnétique terrestre dépend en partie de la dynamique interne du noyau (effet dynamo). La rotation joue un rôle crucial dans l’organisation des mouvements conducteurs. Un arrêt brutal pourrait affaiblir fortement le champ magnétique, exposant davantage la surface aux particules solaires.
    Conclusion : arrêter la Terre, ce n’est pas seulement “supprimer l’alternance jour-nuit”. C’est libérer une énergie colossale, déchaîner l’atmosphère et les océans, et transformer durablement la géographie et le climat. Un arrêt… et le monde tel qu’on le connaît disparaît.

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    Comment les chiens apprennent-ils de nouveaux mots ?

    19/1/2026 | 2 min
    Imaginez la scène : vous êtes dans votre salon, vous discutez avec quelqu’un, vous parlez d’un nouvel objet… et votre chien, tranquillement dans son panier, “enregistre” le mot. Quelques minutes plus tard, vous lui demandez d’aller chercher ce même objet… et il le trouve.
    Ça ressemble à de la magie. En réalité, c’est de la science

    Une étude publiée le 8 janvier 2026 dans la revue Science montre que certains chiens, très rares, sont capables d’apprendre de nouveaux mots sans être entraînés directement : simplement en observant et en écoutant les interactions humaines.

    Les chercheurs parlent d’un petit groupe particulier : les “Gifted Word Learners” — littéralement, des chiens “doués” pour l’apprentissage des mots. Ces chiens connaissent déjà beaucoup de noms d’objets, souvent des jouets. Certains en reconnaissent plus de 100 et, dans certains cas, plusieurs centaines.

    Le point clé : ils ne se contentent pas d’obéir à des ordres (“assis”, “au pied”). Ils comprennent des étiquettes verbales associées à des objets précis : “la balle bleue”, “le kangourou”, “la pizza”, etc.

    Comment apprennent-ils ?
    Dans l’expérience, les chercheurs ont testé 10 chiens GWL. Les propriétaires introduisaient deux jouets inconnus, mais selon deux méthodes :
    1. Apprentissage direct : le maître montre le jouet, répète son nom, joue.
    2. Écoute passive : le chien n’est pas sollicité. Deux humains discutent, manipulent le jouet, prononcent son nom… mais sans s’adresser au chien.
    Et là, résultat spectaculaire : après simple écoute, 7 chiens sur 10 ont retrouvé correctement les jouets lors du test. Leur performance atteignait environ 80–83%, très proche de l’apprentissage direct, mesuré autour de 90–92%.

    Pour réussir, le chien doit faire plusieurs opérations mentales complexes :
    prêter attention à une conversation humaine,
    repérer qu’un mot est le nom d’un objet,
    associer ce mot à un objet précis,
    mémoriser l’information,
    et la ressortir plus tard dans un autre contexte.
    C’est exactement un mécanisme que l’on observe aussi chez l’enfant : vers 18 mois, certains bébés apprennent des mots en “espionnant” les échanges des adultes.

    Pourquoi c’est important ?
    Cette découverte suggère que l’apprentissage des mots ne repose pas uniquement sur le langage humain, mais sur des compétences plus générales : attention sociale, mémoire, lecture des intentions.
    Et elle pose une question fascinante : après des millénaires aux côtés de l’homme, certains chiens auraient-ils développé une forme rare, mais réelle, de “pré-langage” social ?
    En bref : ces chiens ne parlent pas. Mais certains savent écouter… vraiment.

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