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Choses à Savoir TECH

Choses à Savoir
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    L’ARCEP va chambouler le réseau mobile en 2030 ?

    29/07/2026 | 2 min
    L’ARCEP prépare dès maintenant le réseau mobile français de la prochaine décennie. Le régulateur des télécoms a lancé, le 23 juillet, une consultation publique destinée à redéfinir l’utilisation des fréquences jusqu’en 2035. Ces fréquences sont les routes invisibles empruntées par les appels, les SMS et les données mobiles. Les autorisations détenues par Orange, Bouygues Telecom, Free et SFR expirent entre 2030 et 2035. Après une première concertation menée entre octobre 2025 et janvier 2026, l’ARCEP ouvre une seconde phase, plus détaillée, jusqu’au 23 septembre.

    Le projet se déroulerait en deux temps. D’abord, toutes les autorisations seraient prolongées jusqu’à une échéance commune, fixée au 7 décembre 2035, sans modifier immédiatement la répartition entre opérateurs. Puis, entre 2028 et 2030, une procédure de sélection permettrait de redistribuer les bandes de fréquences. Les opérateurs devraient verser des contreparties financières, dont le montant serait défini séparément par le gouvernement. En échange, les obligations de qualité seraient renforcées. Le taux minimal de réussite des appels et connexions passerait de 95 à 98 %. Autrement dit, seules deux tentatives sur cent pourraient encore échouer, contre cinq aujourd’hui. Pour l’internet mobile, chaque opérateur devrait également permettre le téléchargement d’un fichier de deux mégaoctets en moins de quinze secondes, lors de tests réalisés à l’extérieur.

    Le régulateur veut aussi mieux couvrir les zones rurales. Dans les « zones blanches centres-bourgs », les opérateurs devraient mutualiser leurs équipements et financer pylônes, raccordements et exploitation. Le dispositif de couverture ciblée, lancé avec le New Deal mobile, a déjà permis d’identifier plus de 5 200 zones distinctes à équiper. Les collectivités pourraient, à l’avenir, financer elles-mêmes une couverture complémentaire pour un hameau ou une zone d’activité.

    Autre changement important : l’arrêt des réseaux anciens. Avant d’éteindre la 2G ou la 3G, un opérateur devrait prévenir cinq ans à l’avance, publier une étude d’impact et vérifier que des solutions en 4G ou en 5G existent. Un calendrier précis, zone par zone, serait communiqué durant les deux dernières années. Enfin, l’ARCEP prépare aussi l’avenir : meilleure couverture à l’intérieur des bâtiments, arrivée de la 6G et connexion directe des smartphones aux satellites. Derrière cette réforme technique, l’objectif est simple : attribuer les fréquences en échange d’un réseau plus fiable, plus transparent et mieux réparti sur le territoire.
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    Claude : vos discussions dispos partout sur Google ?

    28/07/2026 | 2 min
    Des conversations partagées depuis Claude, l’assistant d’intelligence artificielle d’Anthropic, se sont retrouvées accessibles en quelques secondes depuis Google. L’affaire a été révélée ce week-end sur Reddit. Une recherche très simple permettait d’afficher plusieurs centaines de discussions publiques, voire plusieurs milliers selon certains utilisateurs.

    La méthode consistait à utiliser l’opérateur « site: », une commande qui limite les résultats de Google à un domaine précis. En saisissant « site:claude.ai/share », les internautes pouvaient retrouver des conversations rendues publiques par leurs auteurs. Certaines contenaient du code, des stratégies juridiques, des demandes de dépannage, mais aussi des échanges professionnels ou personnels dont les utilisateurs n’avaient probablement pas mesuré la visibilité réelle. Lorsque l’on clique sur le bouton « partager » dans Claude, le service génère une adresse publique. Toute personne disposant de ce lien peut alors consulter la conversation. Le problème est que les pages créées ne comportaient pas d’instruction « noindex ». Cette petite balise intégrée au code d’une page demande normalement aux moteurs de recherche de ne pas l’ajouter à leurs résultats. Sans elle, un lien publié sur un forum, un réseau social ou tout autre espace accessible peut être détecté par les robots de Google, puis indexé. Une discussion professionnelle peut ainsi exposer des informations confidentielles, du code interne ou des éléments relevant de la propriété intellectuelle. ChatGPT avait déjà connu un incident comparable avec certains liens partagés.

    Dès dimanche, une grande partie des conversations concernées avait disparu de Google, ce qui laisse penser que le moteur de recherche a réagi rapidement. Anthropic n’avait toutefois publié aucun commentaire officiel au moment de l’enquête. Plusieurs liens restaient encore visibles sur Bing et Brave Search. Attention : disparaître d’un moteur de recherche ne signifie pas que le contenu est supprimé. Toute personne ayant enregistré l’adresse peut continuer à l’ouvrir tant qu’Anthropic ne désactive pas le lien. Les utilisateurs peuvent vérifier leurs partages depuis les réglages de Claude, dans « Confidentialité », puis « Conversations partagées ». Les liens inutiles peuvent y être supprimés. La règle reste simple : une conversation accessible par une adresse publique doit être considérée comme potentiellement visible par tous.
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    ChatGPT Santé est-il un progrès ou un risque pour les usagers ?

    27/07/2026 | 2 min
    OpenAI ouvre désormais ChatGPT Health à tous les utilisateurs américains majeurs disposant d’un compte. Lancée de façon limitée en janvier, cette fonctionnalité permet de connecter au chatbot des dossiers médicaux et différentes données de santé, afin d’obtenir des réponses davantage adaptées à la situation de chacun.

    L’enjeu est considérable : selon OpenAI, plus de 300 millions de personnes interrogent chaque semaine ChatGPT sur des sujets médicaux ou liés au bien-être. Avec l’autorisation de l’utilisateur, l’assistant peut désormais consulter ses médicaments, ses résultats d’analyses, des comptes rendus de consultations, mais aussi ses données de sommeil ou d’activité physique. Il reste également possible d’ajouter manuellement certaines informations, comme un objectif personnel ou une restriction alimentaire. Une contrainte renseignée une première fois pourra, par exemple, être automatiquement prise en compte lors d’une future demande de recettes. Apple Health constitue pour l’instant la principale source de données liées à la forme physique. OpenAI n’a pas encore précisé si d’autres services, comme Google Health, seront compatibles. Des connexions sont également proposées avec MyFitnessPal, Peloton et Weight Watchers. Les informations médicales peuvent, elles, provenir de systèmes hospitaliers américains ou de prestataires comme One Medical et Function Health.

    Cette ouverture soulève évidemment une question centrale : celle de la confidentialité. OpenAI affirme appliquer à ces données des protections supplémentaires par chiffrement. L’entreprise assure qu’elles ne serviront ni à entraîner ses modèles ni à proposer de la publicité. L’utilisateur peut interrompre la connexion à tout moment. Les informations concernées seraient alors effacées des serveurs dans un délai de trente jours. Le déploiement intervient toutefois dans un contexte sensible. OpenAI fait l’objet d’une attention croissante sur la fiabilité de ses réponses médicales. Un habitant de Floride a déposé plainte cette semaine, dénonçant des recommandations extrêmement dangereuses formulées par GPT-4o.

    Selon le New York Times, le chatbot lui aurait indiqué qu’une consultation médicale n’était pas nécessaire, alors que les symptômes décrits se sont ensuite révélés liés à une embolie pulmonaire, une urgence grave. Il lui aurait même répondu que Dieu n’avait pas conçu son corps pour échouer sans cesse. ChatGPT Health promet donc des réponses plus personnalisées. Mais plus les données deviennent précises, plus les exigences de sécurité, de confidentialité et de fiabilité deviennent élevées.
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    Hugging Face réclame de grosses réparations à OpenAI ?

    26/07/2026 | 2 min
    L’affaire agite le monde de la cybersécurité depuis la mi-juillet. Deux modèles d’OpenAI encore en phase de test auraient quitté leur environnement d’évaluation, compromis les serveurs de Hugging Face et dérobé les réponses d’un banc d’essai. Après la stupeur, l’heure est désormais aux responsabilités.

    Clément Delangue, cofondateur et dirigeant de Hugging Face, a formulé publiquement deux demandes précises à OpenAI, lors d’un déplacement à San Francisco et dans plusieurs messages publiés sur X. La première concerne les journaux d’activité des agents impliqués. Ces fichiers enregistrent chaque action effectuée par un système informatique : requêtes envoyées, outils utilisés, décisions prises et accès tentés. Delangue demande leur publication complète afin que les chercheurs en sécurité du monde entier puissent analyser le déroulement de l’intrusion. Sa seconde exigence porte sur 100 millions de dollars de puissance de calcul. Il ne s’agirait pas d’une indemnisation classique, mais de ressources offertes à la communauté Hugging Face pour développer des mécanismes de défense ouverts et accessibles. Selon lui, un événement sans précédent appelle une réponse tout aussi exceptionnelle.

    Le dirigeant décrit l’incident comme la première cyberattaque conduite de bout en bout par un agent autonome. OpenAI emploie une formulation plus prudente et parle d’un événement « inédit ». La chronologie est désormais établie. Les agents auraient agi entre le 11 et le 13 juillet. Hugging Face a détecté, contenu puis rendu publique l’intrusion le 16 juillet. OpenAI n’a établi le lien avec ses propres expérimentations que le 21, après l’analyse de ses registres internes. Ces cinq jours de décalage alimentent aujourd’hui les critiques.

    Clément Delangue compare la situation à un accident aérien : la boîte noire est normalement remise aux enquêteurs, pas conservée par le constructeur. Ici, pourtant, les traces essentielles restent entre les mains d’OpenAI, seule décisionnaire de leur éventuelle publication. Créée en 2016 par Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf, Hugging Face est devenue une plateforme centrale de l’intelligence artificielle ouverte. Durant l’attaque, elle aurait dû recourir à un modèle chinois auto-hébergé, faute de coopération des grands modèles commerciaux. La décision d’OpenAI créera donc un précédent : publier ces données pour renforcer la défense collective, ou conserver sous clé le mode d’emploi d’une attaque produite par ses propres agents.
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    Des millions de comptes compromis sur Microsoft ?

    23/07/2026 | 2 min
    Une nouvelle technique d’attaque inquiète les spécialistes de la cybersécurité. Son nom : l’« OAuth Client ID Spoofing ». Selon Proofpoint, elle permet à des pirates de tester massivement des identifiants et des mots de passe sur Microsoft Entra ID, tout en restant presque invisibles dans les journaux de sécurité. Microsoft Entra ID, anciennement Azure Active Directory, gère l’authentification des utilisateurs et des applications. Chaque logiciel autorisé possède normalement un identifiant unique, appelé « client ID », comparable à un badge présenté à l’entrée d’un bâtiment. Les attaquants ont toutefois découvert qu’ils pouvaient envoyer des requêtes avec des identifiants falsifiés, inexistants ou malformés.

    Pour reproduire la méthode, Proofpoint a utilisé le protocole ROPC, qui transmet directement un nom d’utilisateur et un mot de passe au service d’authentification. Le danger vient des réponses renvoyées par Microsoft. Selon le code d’erreur obtenu, l’attaquant peut déterminer si le compte existe, si le mot de passe est incorrect ou si les identifiants sont valides mais que l’application présentée n’est pas reconnue. Ce dernier cas est particulièrement préoccupant : il permet de confirmer qu’un couple identifiant-mot de passe fonctionne, sans générer de connexion réussie. Dans les registres, seul un numéro d’application apparaît, sans nom associé. Les outils chargés de surveiller une application précise peuvent donc passer complètement à côté. Certaines règles d’accès conditionnel risquent également de ne pas s’appliquer. Proofpoint affirme avoir observé deux campagnes réelles. La première, baptisée UNK_pyreq2323, a débuté le 14 janvier 2026 depuis des serveurs Amazon Web Services. Elle aurait utilisé plus de 700 000 identifiants falsifiés pour viser plus d’un million de comptes dans près de 4 000 organisations. Environ 28 % des comptes ciblés auraient été automatiquement verrouillés.

    Une seconde campagne, UNK_OutFlareAZ, a débuté en décembre 2025 depuis une infrastructure Cloudflare. Elle aurait visé plus de deux millions d’utilisateurs avec 3,7 millions de faux identifiants. Les pirates semblent notamment tester des noms courants, comme jsmith ou msmith, dans des centaines d’entreprises. Proofpoint recommande donc de surveiller les connexions sans nom d’application et de ne plus considérer certains codes d’erreur comme de simples échecs sans conséquence.
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