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    Le projet SKA va générer plus de data que tout internet ?

    07/06/2026 | 2 min
    La France a officiellement rejoint, le 4 juin 2026, le cercle restreint des quatorze pays membres de l’Observatoire SKA, l’organisation internationale chargée de piloter la construction du plus vaste réseau de radiotélescopes jamais conçu. Une adhésion qui a concrétisé cinq années de démarches, depuis l’engagement pris par Emmanuel Macron lors d’une visite d’État à Pretoria.

    Le SKA, acronyme de Square Kilometer Array, repose sur deux installations géantes réparties entre l’Afrique du Sud et l’Australie. Côté sud-africain, 197 grandes paraboles ont été prévues pour capter les ondes radio de moyenne fréquence. Côté australien, 131 000 antennes doivent explorer les basses fréquences, celles qui permettent de remonter très loin dans l’histoire de l’Univers. L’objectif scientifique est immense : observer les premières étoiles, comprendre la formation des galaxies, étudier les pulsars (ces étoiles mortes extrêmement denses qui émettent des signaux réguliers) ou encore sonder les origines possibles de la vie dans le cosmos. Avec un coût supérieur au milliard d’euros, le SKA est devenu l’un des grands projets scientifiques internationaux de la décennie.

    L’arrivée française n’a pas été improvisée. Depuis 2018, le CNRS coordonne SKA-France, une coalition réunissant neuf établissements académiques, parmi lesquels l’Inria, le CEA et plusieurs universités. Ce travail de fond a permis à la recherche française de s’inscrire durablement dans le projet. L’industrie française était déjà engagée avant même l’adhésion officielle. En 2025, Bull a obtenu un premier contrat pour fournir une partie du Science Data Processor, le cerveau informatique du SKA. Son rôle : transformer l’immense flux de signaux captés par les antennes en images exploitables du ciel. Le défi est colossal, puisque le SKA doit générer jusqu’à un milliard de gigaoctets de données par jour.

    La France s’est aussi investie dans les enjeux de calcul intensif et d’efficacité énergétique, notamment à travers le laboratoire ECLAT et le groupe international SCOOP. Sur le plan scientifique, ses chercheurs participent à treize des quatorze groupes de travail du SKA, avec des responsabilités majeures en cosmologie et sur les origines de la vie.
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    Courte pause d'une semaine !

    31/05/2026 | 0 min
    Bonjour à toutes et à tous. ! Ceci n'est pas un épisode ordinaire, mais juste un petit message pour vous dire qu'il n'y aura pas d'épisode en cette première semaine du mois de juin. Choses à Savoir Tech prend quelques jours de repos pour revenir tout l'été avec pleins de sujets tech passionnants ! Merci encore pour votre fidélité et rendez-vous la semaine du 8 juin pour le retour des épisodes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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    L'extincteur du futur n’a ni eau ni mousse ?

    28/05/2026 | 2 min
    En Californie, les incendies ne commencent pas toujours par de grandes flammes spectaculaires. Bien souvent, tout démarre par des braises, transportées par le vent, qui s’accumulent dans la végétation ou s’infiltrent sous les toitures. C’est précisément ce moment critique qu’une startup américaine tente aujourd’hui de cibler. Son fondateur, Geoff Bruder, ancien ingénieur de la NASA, a créé Sonic Fire Tech avec une idée en tête : éteindre le feu… sans eau. Un enjeu de taille, notamment pour des infrastructures sensibles comme les centres de données, les musées ou les installations électriques, où l’eau peut causer autant de dégâts que les flammes elles-mêmes.

    Lors d’une démonstration en Californie, l’entreprise a présenté un dispositif capable d’éteindre des flammes à distance, simplement grâce à des ondes acoustiques de très basse fréquence. Le principe repose sur un phénomène physique : le feu a besoin d’oxygène pour se maintenir. En perturbant cet apport, on peut stopper la combustion. Concrètement, ces ondes, réglées en dessous de 20 hertz, donc inaudibles pour l’oreille humaine, déplacent les molécules d’oxygène autour de la flamme. Cela empêche la réaction chimique de se poursuivre. Selon son concepteur, le système agit plus vite que le feu ne peut consommer l’oxygène disponible.

    Ce type d’interaction entre le son et la combustion n’est pas nouveau. Des chercheurs, comme Albert Simeoni du Worcester Polytechnic Institute, confirment que l’effet est connu depuis longtemps. Mais jusqu’ici, il était difficile de le reproduire à grande échelle sans générer des nuisances sonores importantes. Le dispositif développé par Sonic Fire Tech repose sur des conduits installés sur les toitures, qui diffusent ces ondes. Des capteurs infrarouges détectent en temps réel toute source de chaleur suspecte. Dès qu’un risque est identifié, le système s’active automatiquement, même en cas de coupure de courant grâce à une batterie de secours. Reste une limite importante : ces ondes ne sont efficaces que sur de petites flammes. Comme le rappelle Arnaud Trouvé, spécialiste en protection incendie, il ne s’agit pas d’éteindre un incendie déjà déclaré, mais de prévenir son déclenchement.
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    Une super app Disney pour tout regrouper ?

    27/05/2026 | 2 min
    Le géant du divertissement The Walt Disney Company pourrait bientôt franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Selon plusieurs informations, le groupe réfléchit à la création d’une « super application » destinée à regrouper l’ensemble de ses services sous une seule interface.

    À l’origine de cette idée : Josh D'Amaro, aujourd’hui à la tête des activités majeures du groupe. L’ambition est simple sur le papier : fusionner des applications aujourd’hui séparées, comme Disney+, celles des parcs d’attractions ou encore les services liés aux croisières, en une plateforme unique. Aujourd’hui, chaque service fonctionne de manière indépendante. Une application pour réserver une visite, une autre pour organiser une croisière, une autre encore pour regarder films et séries. Résultat : une expérience fragmentée, sans réelle continuité pour l’utilisateur. La future super app viserait justement à effacer ces frontières.

    Concrètement, il serait possible, depuis une seule interface, de passer d’un film à la réservation d’un billet pour Disneyland, ou à la planification d’un séjour. L’idée va plus loin qu’un simple regroupement technique. Il s’agit de créer un point d’entrée unique vers tout l’écosystème Disney : contenus, expériences physiques, jeux, produits dérivés. Ce type d’application, déjà répandu en Asie, regroupe plusieurs services dans un seul outil. On parle de « super app » car elle centralise des fonctions variées, souvent liées entre elles, pour simplifier l’usage et renforcer la fidélité des utilisateurs.

    Ce projet n’est pas nouveau chez Disney. Il circule en interne depuis plus d’une décennie, notamment sous l’ère de Bob Iger. Mais jusqu’ici, la complexité technique a freiné sa mise en œuvre. Un exemple concret : la fusion en cours entre Disney+ et Hulu, qui s’avère difficile en raison de technologies différentes et de droits de diffusion négociés séparément. Pour l’instant, la super app reste à l’état de concept. Aucun calendrier n’a été annoncé. Mais les enjeux sont considérables : simplifier l’expérience utilisateur, réduire les coûts techniques, et surtout renforcer l’engagement autour de la marque. Reste à savoir si Disney parviendra à surmonter les obstacles qui ont déjà fait échouer ses précédentes tentatives. Car derrière cette idée séduisante se cache un défi colossal : unifier des univers numériques qui, jusqu’ici, ont toujours évolué séparément.
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    Les vidéos verticales arrivent sur Netflix ?

    26/05/2026 | 2 min
    Après avoir repensé son expérience sur téléviseur, Netflix poursuit sa transformation… cette fois dans votre poche. La plateforme américaine déploie une nouvelle version de son application mobile, avec une navigation repensée et des fonctionnalités inédites pour capter l’attention des utilisateurs sur smartphone. L’enjeu est clair : faire du mobile autre chose qu’un simple écran d’appoint. Netflix veut en faire un véritable espace d’exploration, capable de rivaliser avec les usages rapides et immersifs qui dominent aujourd’hui sur téléphone.

    La nouveauté principale s’appelle « Extraits ». Il s’agit d’un fil vidéo vertical, inspiré des formats courts que l’on retrouve sur les réseaux sociaux. Concrètement, ce type de flux permet de faire défiler rapidement des séquences vidéo, souvent de quelques secondes, optimisées pour une consultation rapide. L’objectif est simple : proposer un aperçu instantané des contenus disponibles, et faciliter le passage à l’action.

    Plutôt que de parcourir longuement un catalogue, l’utilisateur peut désormais découvrir une scène, être accroché… et lancer immédiatement le programme correspondant. Netflix parle d’un outil conçu pour « raccourcir le chemin entre la curiosité et le visionnage ». Ce flux ne se limite pas à la découverte. Il intègre directement des actions clés : ajouter un contenu à sa liste personnelle, ou le partager en quelques secondes, via SMS ou réseaux sociaux. L’idée est de rendre ces interactions naturelles, presque instinctives.

    Autre point important : la personnalisation. Comme pour ses recommandations classiques, Netflix adapte ce fil en fonction des préférences de chaque utilisateur. Les contenus proposés varient selon l’humeur, le moment de la journée ou les habitudes de visionnage. Une manière d’offrir une expérience sur mesure, sans effort. Cette fonctionnalité est pour l’instant déployée progressivement dans plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore l’Inde, avant une généralisation mondiale dans les prochains mois. À terme, Netflix voit plus loin. La plateforme envisage d’intégrer dans ce flux des formats variés, comme des podcasts, des programmes en direct ou encore des sélections thématiques.
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