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- Tout est parti d’un casque Bluetooth qui se comportait étrangement. Le 20 août 2026, un internaute utilisant le pseudonyme mc-tech raconte que sa musique se coupe systématiquement lorsqu’il ouvre AliExpress dans son navigateur. Pourtant, aucune vidéo ne tourne et aucun son n’est audible. Son casque utilise le Bluetooth multipoint : il peut rester connecté simultanément au téléphone et au PC, et basculer d’une source à l’autre lorsqu’un son est détecté. En examinant le fonctionnement de la page, mc-tech affirme avoir repéré deux scripts d’Alibaba maintenant un traitement audio actif en arrière-plan. Selon son analyse, AliExpress utiliserait l’API WebAudio, une fonction intégrée aux navigateurs permettant de créer et manipuler du son avec JavaScript. Les scripts génèrent un signal artificiel en dents de scie grâce à un oscillateur. Ce son traverse ensuite la chaîne de traitement audio de l’ordinateur avant d’être mesuré. Personne ne l’entend puisque son volume est réglé sur zéro. Mais l’objectif potentiel ne serait pas d’écouter ce signal : ce serait d’observer comment chaque machine le transforme.
D’après Fingerprint.com, ces résultats peuvent légèrement varier selon le processeur, le système d’exploitation, le navigateur ou les pilotes audio, notamment en raison de différences minuscules dans les calculs informatiques. En combinant ces valeurs avec la résolution de l’écran, la carte graphique ou les polices installées, un site pourrait construire une « empreinte numérique » relativement stable permettant de reconnaître un appareil sans utiliser de cookie. C’est ce traitement audio permanent qui aurait déclenché la bascule du casque de mc-tech.
L’affaire, très commentée sur Hacker News, a attiré l’attention des navigateurs. Brave rappelle qu’il brouille par défaut les résultats fournis par WebAudio afin de compliquer ce type d’identification. Un développeur de Mozilla affirme également que Firefox neutralise déjà largement cette technique. Pour l’instant, ni AliExpress ni Alibaba n’ont répondu publiquement. Les scripts concernés semblent faire partie d’un dispositif présenté comme antifraude, sans que leur objectif exact soit confirmé. En attendant, certains utilisateurs recommandent de bloquer directement collina.js et fireyejs.js avec un outil comme uBlock Origin.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Twitch se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique sur l’utilisation des contenus pour entraîner l’intelligence artificielle. La plateforme, propriété d’Amazon, vient d’ajouter un réglage permettant aux créateurs de refuser que leurs vidéos, clips, messages de chat ou flux audio servent à améliorer les modèles génératifs du groupe. Le problème, c’est que cette utilisation est autorisée par défaut. Autrement dit, tant qu’un streamer ne désactive pas lui-même l’option, ses contenus peuvent être exploités. Twitch a donc choisi un système d’opposition, plutôt qu’un consentement préalable.
Mike Minton, directeur produit de la plateforme, a expliqué ce choix le 12 août 2026 lors d’un direct consacré aux nouveautés de Twitch. Selon lui, avec un système où il faudrait demander l’accord avant toute utilisation, « personne ne donnerait son accord ». Il assure toutefois que les utilisateurs gardent la possibilité de refuser. Il a également reconnu ne pas savoir avec certitude si certaines données avaient déjà servi à l’entraînement. Twitch explique que ces contenus pourraient notamment améliorer les systèmes de transcription automatique de la parole vers le texte, par exemple pour perfectionner les sous-titres sur Twitch ou d’autres services vidéo d’Amazon. L’entreprise affirme que ces données ne seront pas revendues à des tiers.
Pour s’opposer à leur utilisation, les créateurs doivent ouvrir leur tableau de bord, se rendre dans « Sécurité et confidentialité », puis désactiver l’option consacrée à l’entraînement de l’IA générative. Mais plusieurs utilisateurs affirment avoir vu ce réglage se réactiver après l’avoir coupé. Autre limite : l’opposition ne s’applique qu’à sa propre chaîne. Un commentaire publié sur le direct d’un autre streamer peut donc être utilisé si celui-ci n’a pas désactivé l’option.
Twitch n’est pas un cas isolé. GitHub a déjà adopté une logique comparable pour certaines interactions avec Copilot. En Europe, ce type de traitement peut parfois reposer sur « l’intérêt légitime » prévu par le RGPD, sans consentement explicite. Mais cela reste encadré : l’usage doit être justifié, proportionné et respecter les droits fondamentaux. La facilité avec laquelle l’utilisateur peut s’y opposer fait justement partie des critères examinés.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Trois nouvelles fuites de données viennent rappeler à quel point les administrations françaises restent exposées aux cyberattaques. L’an dernier, Surfshark classait déjà la France deuxième au monde en nombre total de comptes compromis, et première lorsqu’on rapportait ces chiffres à la population.
Premier dossier : Santé publique France. Mi août, plusieurs pirates utilisant les pseudonymes « cybernox », « artemis » et « d'ont call me » ont affirmé avoir dérobé les informations de 80 000 personnes. Il s’agirait principalement de données de contact : noms, adresses, numéros de téléphone, e-mails, type de structure et catégorie professionnelle. Aucune donnée médicale ne serait concernée. L’intrusion aurait touché une plateforme hébergée par un prestataire, après la compromission d’un compte utilisateur dont les privilèges auraient ensuite été augmentés. Santé publique France a confirmé l’incident et doit prévenir les personnes concernées.
Deuxième attaque, cette fois contre la Direction générale des Finances publiques. Elle concerne 678 437 personnes, dont 392 867 particuliers. Les pirates auraient obtenu noms, dates et lieux de naissance, coordonnées, mais aussi identifiants fiscaux, nombre de personnes à charge, parts fiscales, revenu fiscal de référence et taux de prélèvement à la source. L’intrusion remonterait à juin 2026 et aurait reposé sur une usurpation d’identité. L’accès a été coupé pendant l’exfiltration des données. La DGFiP n’a toutefois confirmé l’incident que le 13 août.
Troisième affaire, toujours autour de la DGFiP : le Serveur Professionnel de Données Cadastrales. Le pirate ZeroBytes affirme avoir récupéré les informations de 2 041 778 personnes, avec cette fois des données liées aux propriétés : identifiant foncier, section et numéro de parcelle ou encore droits associés. Il assure avoir contourné l’authentification multifacteur, rester connecté au serveur et vendre un accès permettant potentiellement d’atteindre les données de 20 millions de personnes. Cette dernière attaque n’est pas encore officiellement confirmée, mais ZeroBytes revendique également la précédente, ce qui rend l’hypothèse crédible. Cette succession d’incidents intervient alors que les systèmes de vérification d’âge et d’identité se multiplient sur Internet, notamment pour accéder aux sites pornographiques. Plus les citoyens doivent confier d’informations sensibles, plus la question de leur sécurisation devient centrale.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - La hausse spectaculaire du prix de la mémoire vive commence à se répercuter bien au-delà des seules puces. Apple, déjà contrainte d’augmenter certains tarifs ces derniers mois, chercherait désormais à compenser ces surcoûts en négociant beaucoup plus durement avec d’autres fournisseurs, notamment ceux qui produisent les écrans de ses iPhone.
Selon le média coréen DealSite, Apple aurait demandé à Samsung Display et LG Display de réduire fortement le prix des dalles OLED destinées à l’iPhone 18. L’écran de l’iPhone 17 Pro Max était facturé l’an dernier entre 110 et 120 dollars. Pour son successeur, le tarif serait tombé autour de 68 dollars, soit une baisse proche de 50 %. Cette pression trouve son origine dans la flambée du prix des mémoires. La demande en HBM et en DRAM pour serveurs explose avec la construction des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. La HBM, ou mémoire à très haute bande passante, est particulièrement recherchée pour alimenter les accélérateurs d’IA. Résultat : les capacités de production sont sous tension, et le prix de la mémoire utilisée dans les smartphones augmente lui aussi.
Apple ne pouvant pas transférer entièrement cette hausse sur le consommateur, l’entreprise chercherait donc à économiser ailleurs, en particulier sur les écrans et les modules photo. Signe de cette pression : LG Display facturait traditionnellement ses panneaux un à deux dollars plus cher que Samsung Display. Désormais, les deux entreprises proposeraient quasiment les mêmes prix à Apple.
La situation est d’autant plus délicate que les écrans réclamés deviennent techniquement plus complexes. L’iPhone 18 Pro devrait ainsi adopter le LTPO Plus, une évolution de la technologie LTPO permettant d’améliorer l’efficacité énergétique de l’écran et donc, potentiellement, l’autonomie. Mais sa fabrication est aussi plus coûteuse. Les fournisseurs se retrouvent donc dans une position paradoxale : produire des écrans plus sophistiqués tout en acceptant de les vendre moins cher. Cette évolution illustre un changement plus large dans l’industrie. Pour les fabricants de dalles OLED, la capacité à réduire les coûts devient parfois plus déterminante que l’innovation elle-même, surtout lorsque les améliorations techniques restent difficiles à percevoir pour le consommateur. Dans la chaîne de production de l’iPhone, la bataille se joue donc désormais autant sur quelques dollars économisés que sur les performances affichées.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Netflix ressort une vieille arme commerciale que l’on croyait définitivement rangée au placard : l’essai gratuit. Le géant du streaming avait abandonné cette formule il y a plusieurs années, mais elle revient progressivement depuis cet été. Après des tests menés dans plusieurs pays en juillet, la France est désormais concernée. Le changement est visible directement sur la page d’accueil de Netflix lorsqu’on s’y rend sans être connecté à un compte. Un bandeau et un bouton proposent désormais aux nouveaux visiteurs de tester gratuitement le service pendant une durée limitée. Mais pour le moment, les règles semblent particulièrement floues. Selon les utilisateurs, Netflix proposerait des périodes d’essai différentes : sept, quatorze ou trente jours. Et ces essais pourraient concerner les trois formules actuellement commercialisées en France.
Pour rappel, l’offre Standard avec publicité coûte 7,99 euros par mois. L’abonnement Standard est facturé 14,99 euros, tandis que la formule Premium atteint 21,99 euros mensuels. Autre incertitude : faut-il nécessairement n’avoir jamais été abonné à Netflix pour bénéficier de cette période gratuite ? C’est ce qui semblait être la règle au premier abord, mais certains témoignages viennent compliquer les choses.
Le site Univers Freebox explique ainsi avoir accédé à Netflix depuis l’Espace Abonné d’une Freebox Pop avec le compte d’une personne qui avait déjà été abonnée au service plusieurs années auparavant. Malgré cet historique, Netflix lui aurait tout de même proposé sept jours d’essai gratuit sur chacune de ses trois offres. Impossible, donc, de savoir pour l’instant si Netflix sélectionne les bénéficiaires selon certains critères, s’il expérimente plusieurs scénarios commerciaux ou si l’essai gratuit sera progressivement généralisé. Il faudra attendre une communication officielle pour connaître précisément les conditions d’éligibilité et la durée proposée à chaque utilisateur.
Une précaution reste toutefois indispensable pour ceux qui voudraient uniquement profiter de la période gratuite : l’essai bascule ensuite vers un abonnement payant. Il faut donc penser à résilier manuellement avant son expiration pour éviter d’être facturé. Après plusieurs années sans période d’essai, Netflix semble donc prêt à tester de nouveau la gratuité pour attirer les indécis. Reste à savoir si cette stratégie deviendra permanente ou restera une expérimentation ciblée.
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