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- Une carte graphique lancée à 999 dollars qui se retrouve proposée à plus de 2 000 dollars chez certains revendeurs américains. Et qui, en plus, disparaît de la boutique officielle de son fabricant. Voilà la situation étonnante dans laquelle se trouve la GeForce RTX 5080 de Nvidia, alors que sa grande sœur, la RTX 5090, connaît des difficultés comparables.
Fin octobre, plusieurs médias spécialisés ont constaté que Nvidia avait retiré les références de ces deux cartes de son catalogue commercial américain. Un détail interpelle : les modèles moins puissants restent affichés, même lorsqu'ils sont en rupture de stock. La disparition d'une fiche commerciale ne signifie pourtant pas nécessairement l'arrêt de fabrication d'un produit. Nvidia a d'ailleurs démenti cette hypothèse concernant la RTX 5090. Jeff Fisher, responsable de sa division GeForce, reconnaît toutefois que l'approvisionnement reste limité.
Le phénomène intervient dans un contexte particulier : Nvidia fournit à la fois des cartes graphiques pour les joueurs et des accélérateurs destinés aux entreprises qui développent des intelligences artificielles. Ces deux marchés ne sont pas totalement séparés. Certaines puces reposent sur des technologies et des capacités industrielles communes. Or, les équipements professionnels destinés à l'IA peuvent rapporter beaucoup plus que les cartes vendues au grand public. D'où les interrogations sur les priorités industrielles du fabricant. Des rumeurs évoquent une réorientation de certaines puces vers des produits professionnels, mais Nvidia n'a confirmé aucune décision de cette nature concernant les RTX 5080.
Autre difficulté : la mémoire graphique. La demande en composants mémoire est particulièrement forte et peut limiter la quantité de cartes assemblées, même lorsque les processeurs graphiques sont disponibles. Une possible évolution de la gamme alimente également les spéculations. Nvidia préparerait une RTX 5080 équipée de 24 gigaoctets de mémoire, contre 16 actuellement, avec une commercialisation envisagée début 2027. Cette version n'a pas été officiellement annoncée. Pour les joueurs français, les cartes n'ont pas disparu de tous les circuits de vente. Mais les difficultés américaines illustrent un marché où la disponibilité et les prix deviennent de plus en plus imprévisibles. Le contraste est particulièrement frappant pour Nvidia : l'entreprise profite de l'explosion mondiale de l'intelligence artificielle, tandis que les amateurs de jeux vidéo peinent à acheter ses modèles les plus puissants à un tarif raisonnable.
Source : Tom's Hardware
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - En une vingtaine de minutes, des pirates informatiques sont parvenus à détourner plus de six milliards de dollars en cryptomonnaies sur Binance, la plus grande plateforme d'échange du secteur. Un butin sans précédent, désormais attribué officiellement par le FBI à des cybercriminels liés à la Corée du Nord.
L'attaque remonte au 29 octobre. Selon les spécialistes de la sécurité informatique, environ 6,3 milliards de dollars ont été transférés depuis les portefeuilles numériques de Binance. Trois jours plus tard, le FBI désigne le groupe TraderTraitor, déjà impliqué dans plusieurs opérations attribuées au régime nord-coréen. Ce nom n'est pas inconnu des enquêteurs. En février 2025, des pirates associés au même réseau avaient dérobé près d'un milliard et demi de dollars à la plateforme Bybit. Cette fois, le montant est plus de quatre fois supérieur.
Les circonstances exactes de l'intrusion restent à établir. Binance soupçonne notamment la compromission de l'ordinateur d'un ingénieur disposant d'accès techniques sensibles. Mais d'autres points d'entrée auraient également été découverts, et le FBI n'a pas rendu publiques les preuves détaillées de son attribution. L'enquête se concentre désormais sur l'argent volé. Contrairement à un transfert bancaire classique, les mouvements de cryptomonnaies sont généralement enregistrés sur des registres publics appelés blockchains. Les enquêteurs peuvent donc suivre les transactions, mais pas nécessairement identifier immédiatement les personnes qui contrôlent chaque portefeuille. Les pirates cherchent justement à compliquer cette surveillance. Ils convertissent les actifs dérobés en différentes cryptomonnaies et les font circuler entre plusieurs services d'échange.
Le FBI a publié des centaines d'adresses numériques suspectes afin que les plateformes puissent bloquer les transactions correspondantes. Binance et ses partenaires affirment avoir déjà fait geler plusieurs milliards de dollars. Mais geler des fonds ne signifie pas les avoir récupérés. Et remplacer les sommes manquantes avec les réserves de l'entreprise ne revient pas davantage à reprendre l'argent aux pirates. Binance assure vouloir indemniser intégralement ses clients et a commencé à rétablir les retraits. Les conséquences économiques restent néanmoins importantes : le 2 novembre, Reuters rapporte près de 4,7 milliards de dollars de retraits nets effectués par les clients depuis la reprise du service.
Derrière ce piratage, les enquêteurs américains voient aussi un enjeu de sécurité internationale. Les vols de cryptomonnaies attribués à la Corée du Nord constituent, selon les autorités, une source de financement pour le régime, soumis à de lourdes sanctions économiques. La particularité de ces attaques tient à leur double dimension : elles exploitent les faiblesses de la sécurité informatique tout en utilisant l'infrastructure financière mondiale des cryptomonnaies pour déplacer des sommes considérables.
Source : FBI
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Télécharger un jeu vidéo de 210 gigaoctets pourrait représenter plus de onze euros de taxes supplémentaires. Et pour une entreprise française comme OVHcloud, la facture pourrait atteindre 70 millions d'euros par an. Tout cela à cause d'un amendement adopté à une voix près, avec deux députés qui affirment aujourd'hui s'être trompés de bouton. Vendredi 30 octobre, l'Assemblée nationale a voté, par onze voix contre dix, une contribution de 5,5 centimes sur chaque gigaoctet de données envoyé aux internautes français. La mesure, proposée par le député socialiste Laurent Lhardit dans le cadre du budget 2027, vise les fournisseurs de contenus numériques. Netflix, Google, les plateformes de jeux vidéo ou encore certains hébergeurs seraient concernés. Le député espère récupérer environ dix milliards d'euros par an, principalement auprès des grandes entreprises américaines. Mais le lendemain du scrutin, Éric Coquerel, président insoumis de la commission des finances, explique que lui et son collègue Abdelkader Lahmar ont voté favorablement par erreur. Ils auraient appuyé sur le mauvais bouton pendant une série de votes rapides. Sans leurs deux voix, l'amendement aurait été rejeté.
Cette justification interpelle, puisque Coquerel avait cosigné en 2024 une proposition comparable, avec un tarif près de quinze fois supérieur. Ce précédent ne prouve toutefois pas que son dernier vote était volontaire. Au-delà de cet épisode parlementaire, le mécanisme fiscal soulève une difficulté économique.La taxe serait légalement payée par les entreprises qui transmettent les données, et non directement par les internautes. Mais rien ne garantirait qu'elles absorbent ce coût sans augmenter leurs tarifs.
Pour un téléchargement de 210 gigaoctets, le calcul atteint 11 euros et 55 centimes. Une heure de vidéo en très haute définition pourrait représenter plusieurs dizaines de centimes. Ce sont des coûts théoriques pour les plateformes, pas des augmentations de prix déjà décidées. La situation préoccupe aussi les entreprises françaises. Octave Klaba, fondateur d'OVHcloud, estime que son groupe pourrait supporter jusqu'à 70 millions d'euros annuels. Un hébergeur ne produit pourtant pas nécessairement les vidéos, les fichiers ou les applications qu'il transmet.
Le texte prévoit des plafonds pour limiter la contribution des entreprises, mais son application aux différents intermédiaires techniques resterait délicate. Reste surtout que cette taxe n'existe pas encore. Le gouvernement s'y oppose, et les députés doivent voter le 3 novembre l'ensemble du volet recettes du budget. Si celui-ci est rejeté, l'amendement disparaîtra de cette version du texte.
Source : LCP
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Sony pourrait bien préparer son retour sur le marché des véritables consoles portables. Et cette fois, le constructeur japonais disposerait d'un avantage technologique que ses concurrents auraient du mal à reproduire : une puce graphique de nouvelle génération, spécialement conçue avec AMD.
L'information vient de Digital Foundry, un média britannique reconnu pour ses analyses techniques du jeu vidéo. Selon son journaliste Richard Leadbetter, des discussions en coulisses évoquent une forme d'exclusivité accordée à Sony sur la future architecture graphique RDNA 5 d'AMD, destinée aux consoles portables. Attention, rien n'a été officialisé. Sony n'a même pas encore annoncé cette machine, connue dans les fuites sous le nom de code Canis.
Contrairement au PlayStation Portal, qui permet principalement de jouer à des titres exécutés à distance, cette nouvelle console serait capable de faire fonctionner les jeux directement sur son propre matériel. Les premières rumeurs techniques évoquent un processeur AMD à six cœurs, accompagné de 24 gigaoctets de mémoire et d'une partie graphique reposant sur seize unités de calcul RDNA 5. Mais l'information la plus intéressante concerne les relations entre Sony et AMD.
Concevoir une puce spécifiquement pour un appareil coûte extrêmement cher. Il faut mobiliser des ingénieurs, développer une architecture adaptée, puis garantir des volumes de fabrication suffisants pour rentabiliser l'investissement. Sony dispose justement d'un atout : sa capacité à commercialiser plusieurs millions de consoles. AMD pourrait donc accepter de lui réserver une puce particulière, là où des fabricants de machines portables comme Asus, Lenovo ou Valve utilisent davantage de composants proposés à plusieurs clients. Cela ne signifie pas forcément que Sony aurait signé un contrat empêchant ses concurrents d'accéder à RDNA 5. L'exclusivité pourrait simplement concerner une version conçue spécialement pour sa console.
Sur le plan technique, une puce plus récente pourrait améliorer les performances graphiques, mais surtout l'efficacité énergétique. Sur une machine portable, chaque watt économisé compte, puisqu'il permet de limiter la chaleur ou de préserver l'autonomie. La future PlayStation pourrait également profiter des technologies de reconstruction d'image développées avec AMD, qui permettent d'obtenir une image plus détaillée sans calculer directement tous les pixels affichés. Reste une inconnue majeure : le prix. Entre la mémoire, la batterie et une puce personnalisée, Sony devra trouver un équilibre entre performances et accessibilité. Les rumeurs situent son arrivée autour de 2027 ou 2028, sans confirmation officielle.
Source : Notebook Check
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Vous recevez une confirmation de réservation d'hôtel dans Gmail. Quelques jours plus tard, vous demandez à l'intelligence artificielle de Google de vous conseiller des restaurants près de cet hôtel. Elle retrouve votre réservation, identifie votre destination et vous propose des adresses adaptées. Jusqu'ici, rien de surprenant. Mais ces informations pourraient désormais contribuer aussi à choisir les publicités qui accompagnent vos recherches.
Depuis le 16 octobre, Google a modifié sa politique de confidentialité. Le changement tient à une exception ajoutée à une règle que l'entreprise appliquait depuis des années : ne pas utiliser le contenu de Gmail, Google Drive et Google Photos pour personnaliser les annonces publicitaires. Cette protection existe toujours, mais elle cesse d'être absolue lorsque l'utilisateur autorise d'autres services Google à accéder à ses données personnelles. À l'origine de ce changement, on trouve notamment Personal Intelligence, une fonction qui permet à Gemini et au moteur de recherche Google de consulter certaines informations de nos applications, avec notre autorisation. L'objectif est de fournir des réponses plus pertinentes. Si votre messagerie contient un billet d'avion, l'IA peut connaître votre destination sans vous demander de la préciser. Si vous cherchez un produit, elle peut éventuellement tenir compte de vos préférences déjà exprimées.
Mais ces réponses personnalisées peuvent également contenir des publicités. Et Google reconnaît désormais que les informations auxquelles son moteur de recherche a été autorisé à accéder peuvent participer à leur personnalisation. Il faut toutefois distinguer ce mécanisme d'une lecture systématique de nos courriels à des fins commerciales. Google affirme que les annonces ne sont pas directement ciblées à partir du contenu de Gmail ou de Google Photos. Les annonceurs ne reçoivent pas non plus nos messages ou nos photographies.
L'activation de Personal Intelligence repose sur un choix de l'utilisateur. Pour le moment, cette fonction n'est pas disponible dans l'Espace économique européen, et donc en France. Les utilisateurs français ne sont ainsi pas directement concernés par ce nouveau fonctionnement publicitaire, même si la politique de confidentialité a été modifiée à l'échelle du groupe.
Source : Android Authority
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