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Littérature sans frontières

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  • Gabriel Tallent ouvre une nouvelle voie après «My Absolute Darling»

    02/10/2026
    Après le choc littéraire de son premier roman My Absolute Darling, le combat d'une adolescente contre l'emprise de son père, succès mondial et vendu à 400.000 exemplaires en France, l'écrivain américain Gabriel Tallent fait à nouveau un portrait de la jeunesse américaine à travers l'amitié de Tamma et Dan passionnés d'escalade dans une fiction intitulée La voie. Un grand roman sur le passage à l'âge adulte et la chute du rêve américain.
    Gabriel Tallent naît en 1987 au Nouveau-Mexique et grandit à Mendocino, en Californie du Nord. Il met huit ans à rédiger My Absolute Darling, son premier roman, gagnant sa vie en accumulant les petits boulots. Il manque plusieurs fois d'en abandonner l'écriture, mais sa mère Elizabeth Tallent, écrivain elle aussi, le pousse à continuer. Bien lui en a pris, car dès sa parution, My Absolute Darling est encensé par la critique et devient un best-seller mondial. Gabriel Tallent vit aujourd’hui avec sa famille à Salt Lake City.
    Traduit de l'américain par Laura Derajinski
    Dans le sud du désert de Mojave, Dan et Tamma traversent leur dernière année de lycée comme on aborde une voie d’escalade, entre appréhension et excitation. Dan est un garçon prodige et discret, Tamma, une fille bavarde et intrépide. Inséparables, ils passent leur temps à escalader des rochers durant les froides nuits du désert. C’est là qu’est né leur rêve commun, leur désir d’aventure. Mais à mesure que l’année avance, ils se heurtent aux réalités du monde adulte. Leurs différences de milieu social, de talent et d’ambition ne peuvent plus être balayées d’un rire ou d’un serment. Un choix se profile, inévitable : rester fidèles à eux-mêmes, ou céder aux exigences du monde. Chacun devra, quoi qu’il en coûte, tracer sa propre voie. Après My Absolute Darling, le deuxième roman de Gabriel Tallent est une histoire lumineuse et pleine d’adrénaline sur le pouvoir rédempteur de l’amitié et l’importance de savoir tout risquer pour changer sa vie.
    (Présentation des éditions Gallmeister)
    Interprète : Marguerite Capelle
    Illustration musicale : Dead Sara Lemon Scent.
  • Colum McCann plonge au plus profond de nos émotions et de nos connexions

    25/09/2026
    À l'heure du festival « America » qui réunit une cinquantaine d'écrivains à Vincennes près de Paris, rencontre avec Colum McCann pour son nouveau roman intitulé Ce qui nous frôle sous la surface (Belfond). Une fiction où l'auteur irlandais nous embarque sur un cargo qui remonte la côte de l'Afrique de l'Ouest, spécialisé dans la réparation des câbles sous-marins par lesquels circulent toutes les connexions internet. Une métaphore de notre monde, en panne, comme ses personnages brisés. 
    Né en 1965 à Dublin, Colum McCann est l'auteur de sept romans, Le Chant du coyote, Les Saisons de la nuit, Danseur, Zoli, Et que le vaste monde poursuive sa course folle – prix littéraire du Festival de cinéma américain de Deauville, Meilleur Livre de l'année du magazine Lire et lauréat du National Book Award, Transatlantic et Apeirogon, lauréat du Prix des lectrices de Elle et du prix du Meilleur Livre étranger, d'un témoignage coécrit avec Diane Foley, American Mother (2024), ainsi que de trois recueils de nouvelles, La Rivière de l'exil, Ailleurs, en ce pays et Treize façons de voir, et d'un texte à dimension autobiographique, Lettres à un jeune auteur. Il préside également l'association Narrative 4 qui prône l'empathie radicale par l'échange d'histoires. Tous ses ouvrages sont traduits chez Belfond et repris chez 10/18.
    Colum McCann vit à New York avec son épouse et leurs trois enfants.
    Traduit de l'anglais (Irlande) par : Clément Baude.
    « Nous sommes tous des petits morceaux dans la collision. Nos vies rebondissent çà et là au fond de la mer. Il se peut que nous nous frôlions délicatement les uns les autres pendant quelque temps, mais à la fin, c'est inévitable, nous nous percutons et nous volons en éclats.
    Anthony Fennell, écrivain irlandais en plein doute, espère retrouver l'inspiration avec un reportage sur un fait intrigant : la rupture des câbles des fournisseurs d'Internet enfouis en pleine mer. Une panne géante des réseaux de téléphonie en Afrique lui donne l'occasion d'embarquer sur l'un des bateaux chargés des réparations.
    Le chef de mission est John Conway, un compatriote irlandais. Fennell est fasciné par le charisme de cet ingénieur, apnéiste hors pair, et par le couple qu'il forme avec Zanele, une actrice sud-africaine.
    Tandis que le bateau remonte la côte d'Afrique de l'Ouest, Fennell et Conway vont se retrouver confrontés à une ironie tragique : les câbles qu'ils doivent réparer transportent des nouvelles susceptibles d'ébranler leur existence respective... »
    (Présentation des éditions Belfond)
    Illustration musicale : Ted Hawkins There stands the glass.
  • Véronique Ovaldé, sa mère, son héroïne, celle qui a résisté à tout

    18/09/2026
    Pour la première fois, la romancière Véronique Ovaldé livre un récit personnel consacré à sa mère. Intitulé Vivre sans bonheur et n'en point dépérir (Flammarion), ce texte est une enquête familiale où l'autrice s'interroge sur la capacité d'une femme à résister à l'enfermement d'un système, d'une époque, d'un époux. Un récit ancré dans la réalité mais porté aussi par les pouvoirs de la littérature : imaginer et rêver d'autres vies, d'autres destins. 
    Véronique Ovaldé a publié onze romans, parmi lesquels Et mon cœur transparent (prix France Culture-Télérama), Ce que je sais de Vera Candida (prix Renaudot des lycéens 2009, prix France Télévisions et Grand Prix des lectrices de ELLE), Des vies d’oiseaux, La Grâce des brigands (L’Olivier, 2008, 2009, 2011, 2013), Soyez imprudents les enfants, Personne n’a peur des gens qui sourient (Flammarion, 2016 et 2019), et plus récemment, Fille en colère sur un banc de pierre (Flammarion, 2023, prix Relay des Voyageurs Lecteurs). Son recueil À nos vies imparfaites (Flammarion, 2025), a reçu le Goncourt de la nouvelle. Son nouveau roman s'intitule Vivre sans bonheur et n'en point dépérir (Flammarion, 2026).
    « Elle passe sa vie à écoper et goudronner les brèches dans la cale afin que la famille ne coule pas. Car si les Petites la chérissent, si elles aiment sa douceur, son indulgence, sa tendresse, elles préféreraient, et de loin, ressembler à leur père. Les enfants peuvent être des animaux cruels. Le Père, fielleux, la surnomme “miss martyre”. Ses belles-sœurs continuent de lui dire gentiment et sottement “tu es une vraie sainte”. Et qui peut bien souhaiter, en toute connaissance de cause, ressembler à une victime ? »
    Pour la première fois, Véronique Ovaldé s’aventure dans sa biographie pour faire le portrait de sa mère, mais elle le fait à sa façon, avec le recours revendiqué, exquis et inventif à la fiction, se plaisant à rêver pour sa mère à d’intempestives bifurcations et d’improbables autres vies. Ce faisant, elle découvre une femme à la bonté rare et dont l’admirable renoncement n’a pas, malgré tout, éteint la joie. (Présentation des éditions Flammarion).
    Illustration musicale : Roule, de Clara Luciani.
  • Michel Butor aurait eu 100 ans, la voix de ce géant du XXè siècle reste vivante

    11/09/2026
    Le 14 septembre 2026, Michel Butor aurait eu cent ans. Figure majeure du 20ème siècle et du « Nouveau roman », mouvement littéraire des années 50, il avait publié entre autres La Modification (Prix Renaudot). À l'heure où la France et le monde entier, dont les États-Unis avec un colloque international, rendent hommage à ce géant généreux avec une centaine de manifestations, et pour célébrer son centenaire, voici la version inédite d'un entretien diffusé en 2013 dans le magazine « À double titre ».
    Michel Butor, écrivain, poète et essayiste français, est généralement présenté comme l'un des représentants du « Nouveau Roman » pour ses quatre romans des années 1950 : Passage de Milan (1954), L'Emploi du temps (prix Fénéon, 1956), La Modification (prix Renaudot, 1957) et Degrés (1960). Cette étiquette ne rend compte que d'une petite partie de son œuvre : dès les années 1960, il abandonne le roman pour explorer des formes d'écriture expérimentales, au croisement des arts plastiques, de la musique et d'autres cultures. 
    Les cinquante années suivantes sont consacrées à une œuvre très vaste et polymorphe. Enseignant-voyageur en Égypte, en Grèce, aux États-Unis et en Suisse, Michel Butor se passionne pour les lieux, les cultures et les langues. Il invente une géographie poétique du monde (Le Génie du lieu, Mobile, Boomerang), réécrit l’histoire de la littérature et de la peinture dans ses essais (Répertoire, Improvisations), et construit avec plus de 450 artistes plasticiens, photographes et musiciens — Alechinsky, Miquel Barceló, Seund Ja Rhee parmi d’autres — une œuvre de dialogue sans équivalent dans le paysage littéraire français. En 2013, l’Académie française lui décerne son grand prix de littérature pour l’ensemble de cette œuvre — il avait 87 ans.
    Né à Mons-en-Barœul, formé à La Sorbonne, retiré à la fin des années 1980 dans sa maison de Lucinges (« À l’écart ») en Haute-Savoie, il n’a jamais cessé d’écrire, de correspondre, de voyager, jusqu’à sa mort le 24 août 2016. Sa maison est aujourd’hui une résidence d’artistes et Maison des Illustres (Présentation de L'Archipel Butor)
    Tout le programme des manifestations en France et à l'étranger pour le centenaire de Michel Butor est à retrouver ici.
    Illustrations de l'entretien :
    * Chanson : À la Claire fontaine, interprétée par Manu Dibango
    * Littérature : Les poètes de 7 ans d'Arthur Rimbaud
    * Littérature : Les 1001 nuits, lu par Michel Butor.
    * Musique : Sotto Voce de Marc Copland.
  • Jeanne Pham Tran, portraits chinois d'une grand-mère et de sa petite-fille

    04/09/2026
    Deux femmes : une petite fille, Jeanne, et sa grand-mère, Ama, deux continents, l'Europe et l'Asie, deux histoires opposées, l’une sous le signe de l'oppression, l’autre de la liberté. Deux personnes a priori éloignées et pourtant liées par un amour inconditionnel qui, au-delà des langues, de leur culture d'origine, avaient beaucoup en commun et, pour commencer, la littérature. Ama aurait aimé écrire son histoire, Jeanne Pham Tran a réalisé son vœu avec Les ombres de l'exil où elle met en miroir leurs deux destins.
    Née en 1986, Jeanne Pham Tran vit aujourd'hui en Thaïlande. Elle est éditrice et écrivaine. Après De rage et de lumière (2023) Les ombres de l'exil est son deuxième roman.
    « Dans sa cuisine de Vitry-sur-Seine, je demande à Ama, ma grand-mère, de me raconter sa vie autrefois, en Chine dans les rizières, dans l’Indochine française au service du dernier empereur d’Annam, puis en France. Elle répond : à quoi ça sert ? Une histoire de nhà quê, ça intéresse qui ?
    Il n’y a pas de souvenir d’enfance, dis-tu. Rien à quoi m’accrocher pour me représenter ce monde dont tu viens, ce monde que tu veux oublier alors que je ne cesse d’y revenir, d’excaver ta mémoire, notre mémoire.
    J’ai cherché ce qui nous relie et nous sépare, ce chemin de boue et de poussière, cette distance spatio-temporelle réduite à néant quand nos peaux se trouvent l’une contre l’autre, quand je reconnais le parfum du riz au jasmin et le goût de ta cuisine. » (extrait)
    Ce roman est une quête des origines, un voyage sur les traces effacées d’une famille française et sino-vietnamienne. Il interroge l’exil et la mémoire, ce dont on hérite ou pas, les traumas et les silences, les fantômes que l’on porte malgré soi, les assignations qui ont façonné chaque génération, l’identité plurielle et métisse.
    Dans une langue vive, poignante et poétique, Jeanne Pham Tran tente de réparer, avec pudeur et tendresse, le fil brisé de la transmission. (Présentation des éditions Mercure de France)
    Illustration musicale : Plantation song de Thanh Huong – Nguyen Lê
Acerca de Littérature sans frontières
Parce que le livre ouvre sur le monde et que le monde se comprend par le livre, chaque semaine, le magazine littéraire de RFI reçoit un grand écrivain francophone ou étranger. Au sommaire, également, toute l’actualité de la littérature française et internationale : des reportages, des témoignages, des coups de cœur et un partenariat avec le magazine «Books» qui rend compte, chaque mois, des livres et des idées du monde entier. Réalisation : Apolline Verlon-Raizon. *** Diffusions : le vendredi à 13h30 TU vers toutes cibles ; 18h30 vers l'Afrique lusophone ; 22h30 vers l'Afrique haoussa ; et le lundi à 00h30 TU vers toutes cibles. 
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