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Littérature sans frontières

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  • Cap sur Saint-Pierre et Miquelon avec la romancière Anne-Solange Muis

    17/04/2026
    C’est un bout de France qui se trouve à plus 4 000 kilomètres de l’hexagone. Un archipel situé en Amérique du Nord au sud de Terre-Neuve. Un territoire d’Outre-mer nommé Saint-Pierre et Miquelon en référence à ses deux îles principales. Là sur une surface de 242 kilomètres carrés vivent environ 6 000 habitants, parmi lesquels peut-être les personnages du nouveau roman de la géographe et éditrice Anne-Solange Muis qui vient de publier « Écume d'hiver » chez Phébus.
    Anne-Solange Muis est géographe. Elle a créé la maison d’édition Terre Urbaine, qui publie des essais sur l’écologie, les territoires et la ville. Son premier roman, Une île pour elle, a reçu plusieurs prix, dont le prix Amerigo-Vespucci.
    Dans le village de Miquelon, l’hiver a tout effacé et l’horizon n’existe plus. C’est ici que sont nés Michel et Jean, deux frères qui vivent de la pêche traditionnelle à la morue. Mais un soir de grand froid, Jean disparaît. Son sort va alors sceller le destin de son fils Yoann, contraint à revenir sur l’île qu’il avait quittée enfant. Se heurtant à un quotidien où la nature guide tout, cet homme devra renouer avec la terre qui l’a vu naître et, qui sait, avec son passé.
    À travers des chapitres composés comme des tableaux, Anne-Solange Muis plonge le lecteur dans les paysages et les légendes de Miquelon-Langlade, à Saint-Pierre-et-Miquelon, ce bout de France perdu aux confins de l’Atlantique Nord. Et bâtit, avec une langue d’une infinie sobriété, le décor immense d’une vibrante histoire de transmission. (Présentation des éditions Phébus).
    Invitée du Festival « Livre Paris » du 17 au 19 avril.
    Finaliste du Prix Ouest France Étonnants voyageurs 2026.
    Sélection du Prix Gens de Mer 2026.
    Illustration musicale : «River Side» d'Agnès Obel.
  • Avec Sarai Walker, les grosses ne comptent pas pour des prunes

    10/04/2026
    Dans un monde régi par la dictature de l’image, le corps de la femme est particulièrement une cible. Assujettie aux injonctions de minceur, soi-disant synonyme de beauté et de sensualité, l’apparence est constamment jugée, évaluée, critiquée, violentée et objet du commerce industriel des régimes. Un constat tragique qui a inspiré à l'écrivaine américaine Sarai Walker un roman mordant intitulé « Bienvenue à Dietland » aux éditions Gallmeister qui appelle à la révolte.
    Sarai Walker est l’autrice du roman Dietland, publié dans une douzaine de pays, dont en France, sous le titre (In)visible, et adapté en série télé. Elle a publié dans le New York Times, le Washington Post, le Guardian notamment. Diplômée en creative writing et en anglais, elle donne des conférences sur le féminisme et l’image du corps.
    Traduit de l'américain par Alexandre Guégan.
    "Prune vit dans l’ombre, prisonnière d’un corps que la société refuse d’accepter. Rédactrice anonyme pour un magazine destiné aux adolescentes, elle répond aux lettres désespérées de jeunes filles brisées. Mais l’apparition mystérieuse d’une jeune femme aux collants colorés et le mot énigmatique «Dietland» tracé sur sa paume vont tout bouleverser.
    Prune découvre un monde où les femmes refusent les diktats de la beauté et de la minceur. Tandis qu’un mouvement féministe radical et violent du nom de «Jennifer» secoue le pays, elle doit choisir : continuer à fuir son reflet ou enfin affronter la vérité sur elle-même.
    Entre rage contenue et quête d’identité, Sarai Walker signe un roman féministe coup de poing, aussi féroce que libérateur, qui interroge avec audace les normes étouffant les femmes." (Présentation des éditions Gallmeister)
    Illustration musicale : Creep de Radiohead
  • Dans l'antre de l'écrivain R.J. Ellory, chez lui à Birmingham

    03/04/2026
    Direction Birmingham chez l'écrivain R.J. Ellory. À l'heure de la parution de son dix-huitième roman en France Les invisibles traduit de l'anglais par Etienne Gomez aux éditions Sonatine, et à l'heure aussi du festival Quais du Polar à Lyon, grand entretien avec l'auteur britannique à son domicile. L'occasion de parler avec lui de son univers, de ses secrets d'écritures, d'échanger quelques mots en français et même d'écouter un titre de son groupe puisqu'il est également musicien et chanteur.
    Traduction de Etienne Gomez
    « Il est partout. Et il est nulle part. Exactement comme le diable. »
    1975, Syracuse, État de New York. Rachel Hoffman, nouvelle recrue de la police locale, est appelée sur sa première scène de crime : une institutrice vient d'être assassinée. À côté du corps, un étrange message tiré de « La Divine Comédie de Dante ». Peu après, une deuxième victime est découverte. C'est le début d'une série d'homicides à laquelle Rachel va être intimement mêlée, nouant une relation très particulière avec le mystérieux assassin. Cinq ans plus tard, alors que l'affaire semble close, une nouvelle vague d'assassinats frappe New York, étonnamment similaires à ceux de Syracuse. Rachel, qui s'apprête à rejoindre l'unité d'analyse comportementale du FBI, ignore encore qu'il lui faudra plus d'une décennie, avec nombre d'autres meurtres à la clé, pour peut-être résoudre cette enquête très personnelle qui, peu à peu, va virer à l'obsession, à la paranoïa, et la mener aux confins de la folie.
    Dans cette traque obsédante qui, année après année, dévore l'existence de son héroïne, R. J. Ellory, nous entraîne dans un voyage au bout de l'enfer, digne de Seul le silence et d'Une saison pour les ombres. On y retrouve sa puissance romanesque, son humanité vibrante, son sens inégalé du suspense : tout ce qui consacre, encore et toujours, le maître incontesté du thriller. (Présentation des éditions Sonatine)
    Site de l'auteur : R.J Ellory
    Illustration musicale : The Whiskey Poets - The Garage Tapes.
  • Pascal Boroto, la nouvelle voix de la littérature en République Démocratique du Congo

    27/03/2026
    Après l'émotion et la remise du prix littéraire « Voix d'Afriques » à Kinshasa décerné par RFI, les éditions J.-C. Lattès, la Cité Internationale des Arts et dont le jury était présidé par Mohamed Mbougar Sarr, le lauréat de cette 5ème édition, Pascal Boroto revient sur son parcours à Bukavu, l'absence de sa mère et son engagement pour les survivants dans l'est du pays. Des sujets au cœur de son premier roman primé Le nom de ma mère.
    Grand entretien dans les jardins de l'Institut français de Kinshasa avec le soutien de l'Union européenne.
    Économiste et journaliste, Pascal Nnaka Boroto est originaire du Kivu, en RDC. Il a travaillé comme enquêteur dans plusieurs camps de déplacés, au sein d’équipes de collecte de données du Fonarev. Pour faire entendre les histoires qu’on lui a confiées, il a fondé Les Voix des Oubliés. Le nom de ma mère est son premier roman.
    « Mon écriture est un pont, une main tendue, qui prend sa source dans cette tension-là, celle qui existe entre la vie et la disparition, entre l’absolution et la dénonciation, entre la présence et le manque. Au fond, elle naît de l’espace qui me sépare et me relie à ma mère et à ma terre. »
    Solange Lusiku est une femme respectée et menacée. Elle a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République Démocratique du Congo. Pour son fils Pascal, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu’il est encore lycéen, Solange meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle. Débute ainsi la trajectoire d’un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, il intègre l’équipe du journal de sa mère. Mais quel homme, quel journaliste souhaite-il devenir ? Il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule. (Présentation des éditions J.-C. Lattès)
    Illustration musicale : Jean-Claude Gianadda - Sel de la terre.
  • Le Congolais Pascal Boroto, lauréat de la 5è édition du prix Voix d’Afriques

    20/03/2026
    C’est officiel depuis ce vendredi 20 mars 2026, le prix Voix d’Afriques 2026 récompense le jeune écrivain de RDC, Pascal Boroto, âgé de 24 ans, pour son premier roman intitulé : « Le nom de ma mère ». À l'occasion de la cérémonie à Kinshasa, grand reportage sur place à la rencontre du cinquième lauréat de ce prix littéraire créé par RFI, les éditions J.-C. Lattès, en partenariat avec la Cité Internationale des Arts à Paris.
    Après la Côte d’Ivoire, le Congo-Brazzaville et le Cameroun, c’est la première fois qu’un auteur de la République Démocratique du Congo est récompensé par le prix Voix d'Afriques.
    À Kinshasa, et à l'Institut Français, lieu de la remise officielle du Prix, rencontre avec quelques-uns des jurés présents : Mohamed Mbougar Sarr, le président du jury, prix Goncourt 2021 pour son roman La plus secrète mémoire des hommes ; Anne-Sophie Stefanini, directrice littéraire des éditions J.-C. Lattès ; Hemley Boum, écrivaine et lauréate du prix des Cinq continents 2025 pour Le Rêve du pécheur et le lauréat.
    D'une fratrie de six enfants, Pascal Boroto né en 2001 à Bukavu où il vit actuellement, a toujours eu envie d’écrire et de suivre les traces de sa mère la journaliste Solange Lusiku, fondatrice d’un quotidien indépendant en RDC. Après la mort prématurée de cette dernière en 2018, il a voulu lui rendre hommage dans son premier roman aujourd’hui primé Le nom de ma mère. 
    « Mon écriture est un pont, une main tendue, qui prend sa source dans cette tension-là, celle qui existe entre la vie et la disparition, entre l’absolution et la dénonciation, entre la présence et le manque. Au fond, elle naît de l’espace qui me sépare et me relie à ma mère et à ma terre. »
    Solange Lusiku est une femme respectée et menacée. Elle a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République démocratique du Congo. Pour son fils Pascal, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu’il est encore lycéen, Solange meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle. Débute ainsi la trajectoire d’un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, il intègre l’équipe du journal de sa mère. Mais quel homme, quel journaliste souhaite-t-il devenir ? Il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule.
    (Présentation des éditions J.-C. Lattès).

Acerca de Littérature sans frontières

Parce que le livre ouvre sur le monde et que le monde se comprend par le livre, chaque semaine, le magazine littéraire de RFI reçoit un grand écrivain francophone ou étranger. Au sommaire, également, toute l’actualité de la littérature française et internationale : des reportages, des témoignages, des coups de cœur et un partenariat avec le magazine «Books» qui rend compte, chaque mois, des livres et des idées du monde entier. Réalisation : Apolline Verlon-Raizon. *** Diffusions : le vendredi à 13h30 TU vers toutes cibles ; 18h30 vers l'Afrique lusophone ; 22h30 vers l'Afrique haoussa ; et le lundi à 00h30 TU vers toutes cibles. 
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