PodcastsLittérature sans frontières

Littérature sans frontières

Littérature sans frontières
Último episodio

63 episodios

  • Être femme en Bulgarie avant et après la chute du communisme avec Joanna Elmy

    20/2/2026
    À quoi ressemblait la vie en Bulgarie après la chute du Mur, quand on avait 10 ans, 30 ans, 50 ans ? Comment s’est passée la fin du régime autoritaire, la transition démocratique et comment comprendre cet appel vers le grand Ouest ? Ce sont quelques-unes des questions qui traversent le premier roman de mon invitée aujourd’hui, née à Sofia et qui a connu ces périodes qu’elle raconte à travers trois générations de femmes. Eva, Lili et Yana, grand-mère, mère et fille.
    Née en 1995 à Sofia, en Bulgarie, Joanna Elmy est écrivaine et journaliste. Diplômée de La Sorbonne, elle est l’une des principales nouvelles autrices de son pays. Son livre Porter la faute a reçu le prestigieux prix bulgare de la Littérature émergente. Ses essais et critiques sont parus dans divers journaux. Elle vit entre son pays natal et les États-Unis. Porter la faute est son premier roman.
    Traduit du bulgare par Marie Vrinat
    Yana, une jeune Bulgare née après la chute du Mur, est venue tenter sa chance aux États-Unis. Un soir, elle est témoin d'un accident de vélo. En apprenant que la victime est une autre immigrée d’Europe de l’Est, Yana est envahie par un flot de souvenirs qui mettent en scène les héroïnes de sa vie d’avant : sa mère, Lili, médecin qui a subi l’alcoolisme de son mari ; sa grand-mère, Eva, qui a survécu avec elles à la violence des hommes et du régime…
    De la maison natale d'Eva et de son village bulgare aux plages du Delaware, Porter la faute déploie avec une puissance narrative rare le destin de femmes marquées par l'exil, la culpabilité et leur quête éperdue d'un chez-soi qui n'existe peut-être nulle part. Joanna Elmy dresse le portrait magnétique d'une génération déchirée entre passé et avenir, entre fidélité et rupture, qui tente d’inventer une alternative à la résignation. 
    Ce premier roman incandescent nous plonge au cœur des plaies intimes creusées par la grande Histoire. (Présentation des éditions Le Bruit du monde).
    MUSIQUE : Nocturne Op. 9 n°2 en mi bémol majeur.
  • Samira El Ayachi, sa mère et Emma Bovary, trois fois être femme

    13/2/2026
    Samira El Ayachi est née à Lens en 1979. Elle se consacre à l’écriture quand elle ne parcourt pas la France et le Maroc, à la rencontre de ses lecteurs. Elle est l'autrice de plusieurs romans dont « Quarante jours après ma mort », « Les femmes sont occupées », « Le ventre des hommes ». Sa nouvelle publication, aux éditions de l'Aube, s'intitule « Madame Bovary, ma mère et moi ».
    Quand le médecin demande : « Avez-vous des antécédents familiaux ? », Salwa reste muette. Elle réalise qu’elle ne sait presque rien. Ni sur les maladies des femmes de sa lignée, ni sur leur histoire. Rien de ce qui a pu se transmettre à son propre corps. Pourtant, résonnent en elle des douleurs sans nom, une envie folle de vivre, le silence d’une mère… et l’écho d’Emma Bovary.
    De ce silence, naît une quête. Entre une mère et sa fille, se déploient les secrets, les exils, les tensions, les non-dits, et un chemin pour se rencontrer enfin.
    Samira El Ayachi explore avec finesse un angle mort de notre histoire collective : la santé mentale des femmes arrivées en France avec le « regroupement familial », au tournant des années 80.
    Un roman de filiation et d’émancipation. (Présentation des éditions de l'Aube).
  • Jean-Marie Gustave Le Clézio, le prix Nobel de Littérature, revient au Mexique

    06/2/2026
    Prix Nobel de Littérature en 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio est un écrivain nomade. De l'île Maurice où sont ses racines, en passant par le Nigeria où il a grandi, ou encore le Maroc cher à son cœur, son œuvre riche et multiple est irriguée par ses voyages et ses rencontres. Avec son nouveau livre le voici de retour au Mexique, pays qu'il connait et aime depuis très longtemps.
    En témoignent les trois figures littéraires qu'il nous invite à redécouvrir à travers ce récit intitulé « Trois Mexique », aux éditions Gallimard. Là où l'auteur m'a accueillie pour ce grand entretien.
    « Ce qui importe à Juana Inés de la Cruz, c’est le chemin du labyrinthe, la vérité que le dédale cachait à Thésée, et que seul le fil d’Ariane pouvait révéler, puisque l’amour était au bout. »
    Dans ce récit lumineux, J. M. G. Le Clézio se penche sur trois figures mexicaines de son panthéon personnel : la poétesse sœur Juana Inés de la Cruz (1651-1695), génie méconnu et féministe avant l’heure ; l’écrivain Juan Rulfo (1917-1986), mythique auteur du roman Pedro Páramo et d’un seul recueil de nouvelles, véritable inventeur du réalisme magique ; et Luis González y González (1925-2003), historien de son village perché natal, qui est la première expression de ce qui deviendra plus tard la microhistoire. Par leur attachement à la terre, leur « mexicanité » instinctive et leur recherche d’authenticité dans l’écriture, Cruz, Rulfo et González illustrent des thèmes chers au plus mexicain des auteurs français. (Présentation des éditions Gallimard)
  • En souvenir de Vénus Khoury-Ghata, grande écrivaine libanaise et française

    30/1/2026
    Amoureuse éperdue de la langue française, Vénus Khoury-Ghata vient de s'éteindre à l'âge de 88 ans. Romancière, poète, traductrice, elle a toute sa vie tissé des liens entre son Liban natal et la France où elle vivait. Autrice d'une œuvre très importante, une soixantaine de titres, de nombreuses fois récompensée par l'Académie française, le prix Goncourt de poésie entre autres, Vénus Khoury-Ghata était la voix des femmes et des invisibles.
    En souvenir de cette lectrice insatiable, de cette écrivaine sensible, rediffusion d'un grand entretien chez elle.
    Rencontre avec Vénus Khoury-Ghata autour de son dernier roman « En souvenir des hommes » (Actes Sud, 2021).
    "Diane, qui a atteint un âge qu’on préfère taire, se rend dans une boutique de pompes funèbres pour acheter un caveau et se retrouve avec un emplacement prévu pour deux cercueils… Au fil de sa vie bohème, Diane a aimé des hommes, s’est lassée de certains, a été quittée par d’autres, a enterré celui qui comptait le plus. Bref, elle est seule, n’a même plus de chat, et il ne sera pas dit que cette solitude la poursuivra dans l’au-delà. La voilà qui recherche, parmi les encore vivants qui l’ont aimée, celui qui serait prêt à devenir son compagnon du grand sommeil.
    Dans cette quête, elle est encouragée et volontiers taquinée par son amie de toujours, Hélène, veuve partie mettre en vente la villa sur la Riviera dans laquelle est mort son époux, et qui trouve là une manière inattendue d’ensoleiller sa vie.
    Ce roman aussi grave que fantasque, qui parle de mort, de solitude et de chagrin avec l’élégance de la légèreté, offre deux portraits de vieilles dames indignes délicieusement complices, bouleversantes et merveilleusement inspirantes." (Présentation des éditions Actes Sud)
    Également cités : "Ton chant est plus long que ton souffle", entretiens avec Caroline Boidé, aux éditions Écriture et "Lune n'est lune que pour le chat", aux éditions Bruno Doucey.
  • Néhémy Dahomey, le plaisir de la chair et le plaisir des mots

    23/1/2026
    Néhémy Pierre-Dahomey est né à Port-au-Prince en 1986. Vivant entre Paris et New-York, il est l'auteur de trois romans «Rapatriés» (prix Révélation de la Société des gens de lettres, prix Carbet des Lycéens de la Caraïbe, prix Cino Del Duca sous suggestion de l’Académie française, «Combats» et récemment «L'Ordre immuable des choses».
    Alors que les adultes, dans la pièce d’à côté, se livrent à la prière et à la sanctification, Barthélémy Guidal, dit Lélé, vit une étape décisive de sa vie sexuelle et littéraire. Il nous raconte les premiers grands bouleversements de son existence, dans un pays Haïti livré au dénuement et aux brutaux contrastes de classes. Après une découverte traumatisante de la pornographie (en plein air, dans son quartier natal de Cité Soleil), l’émancipation peut-elle venir de la littérature et de la philosophie ? Lélé en fait le pari.
    Lorsqu’une fille qu’il admire lui dit qu’elle ne sortira jamais avec personne parce qu’elle a « trop peur de la mort », il se voue au libertinage, à la quête de possibilités alternatives.
    Ce roman d’initiation nous emporte par son souffle épique et son imagination parfois fantasque. (Présentation des éditions du Seuil)

Acerca de Littérature sans frontières

Parce que le livre ouvre sur le monde et que le monde se comprend par le livre, chaque semaine, le magazine littéraire de RFI reçoit un grand écrivain francophone ou étranger. Au sommaire, également, toute l’actualité de la littérature française et internationale : des reportages, des témoignages, des coups de cœur et un partenariat avec le magazine «Books» qui rend compte, chaque mois, des livres et des idées du monde entier. Réalisation : Apolline Verlon-Raizon. *** Diffusions : le vendredi à 13h30 TU vers toutes cibles ; 17h30 vers l'Afrique lusophone ; 21h30 vers l'Afrique haoussa ; et le lundi à 00h30 TU vers toutes cibles. 
Sitio web del podcast
Aplicaciones
Redes sociales
v8.6.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 2/23/2026 - 9:33:26 PM