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    «Le son des bombardements effraie les élèves»: au sud du Liban, des écoles ont ouvert malgré la guerre

    01/10/2026
    Alors que 6% du territoire libanais est occupé par l'armée israélienne, 100 000 écoliers risquent d'être privés d'école. Plus de 340 établissements ont subi des dommages et 17 ont été complètement détruits par la guerre. Un retour impossible sur les bancs de l’école qui s’ajoute à un accès à l’éducation déjà ébranlé depuis la crise économique, la pandémie de Covid-19 et la guerre débutée en 2023. Au sud du Liban, des écoles ont ouvert malgré la situation.
    De notre correspondante retour de Nabatieh,
    Il est 13h30, le nouvel horaire de la fin des cours au collège des sœurs Antonines de Nabatiyeh. Cette année, moins de 500 élèves y sont scolarisés contre plus de 1 300 avant 2024. Sœur Marie Touma, directrice du collège Notre Dame des Sœurs Antonines de Nabatiyeh, confie : « L'après-midi, on constate qu'il y a des bombardements. Le son des bombardements effraie les élèves. Donc j'ai pris cette décision, et nous quittons à une heure et demie. »
    La directrice nous fait visiter l'école qui a subi d'important dégâts pour la seconde fois en deux ans : « Le laboratoire a été détruit en entier. Ça, c'est la plus grande perte de l'école. » Toutes les fenêtres ont explosé. « Et pas seulement ici, ajoute Sœur Marie Tourna. Attendez, vous allez voir toutes les classes. Voilà regardez les classes, l'aluminium et les vitres. »
    Le préau d'où l'on peut apercevoir les zones occupées au Liban par l'État hébreu garde la trace d'un missile israélien : « Je vais vous montrer Ali Taher... Ah vous voyez l'après-midi quand ça commence ? » Plusieurs explosions se font entendre, il a eu au moins cinq bombardements ou détonations. Malgré tout, l'école continuera de fonctionner en présentiel ou en ligne. « Rien n'est garanti, mais si je veux rester mains croisées, une année va s'écouler et les enfants vont être sans scolarité. Et ça me fait une grande douleur. Je n'accepte pas », explique Sœur Marie Tourna.
    À une dizaine de kilomètres, l'école Ajyal a aussi rouvert ses portes. Près de 1 600 élèves y sont inscrits, de la maternelle à la Terminale, dont beaucoup d'enfants déplacés par la guerre, comme Yara Ismaël de Zaoutar el Charqiyeh, un village occupé par l'armée israélienne : « Bien sûr, c'est sûr mais on doit s'adapter à la situation, la seule chose qu'il nous reste c'est l'éducation. De continuer à vivre dans notre pays et de vivre tout court. »
    Un retour sur les bancs de l'école qui n'efface pas les traumatismes pour Hoda Harb, conseillère psychologue à l'école Ajyal : « Nous accueillons des élèves qui viennent d'autres écoles, de régions devenues dangereuses, où il n'est pas possible d'habiter, où les écoles ont fermé. Au début pour ces élèves, c'était vraiment un choc, de réaliser ce qu'ils ont perdu et où ils en sont aujourd'hui. »
    Faute de garantie de sécurité, plusieurs écoles de la région resteront fermées cette année.
    À lire aussiAu sud du Liban, l'école reprend tant bien que mal pour une jeunesse à l'éducation sacrifiée
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    Élections législatives en Lettonie: un vote sous haute tension sécuritaire et économique

    01/10/2026
    Les Lettons vont aux urnes ce samedi 3 octobre 2026 pour renouveler leur Parlement. Quatorze listes, près de 1 400 candidats pour 100 sièges : dans ce pays limitrophe, la défense et la sécurité sont évidemment dans le débat, mais le consensus pour la financer est assez large. Les questions de société dominent depuis les manifestations pour défendre la Convention d'Istanbul qui protège les droits des femmes. À l'issue du scrutin, la répartition des forces politiques va déterminer la nouvelle coalition gouvernementale. État des lieux avec notre correspondante dans les pays baltes.
    De grandes affiches avec les têtes de liste et le nom du parti en grosses lettres, voilà ce que l'on perçoit de la campagne électorale dans les rues de Riga. Avec deux autres candidats du parti des Progressifs, Nils Muiznieks a tenu une permanence dans un café de la capitale : « On a une régression dans plusieurs domaines, pas mal de paroles racistes, on a aussi les attaques sur les médias publics. Pour lutter contre toutes ces tendances négatives, je veux mener la lutte dans l'arène politique. »
    La Liste unie menée par l'actuel Premier ministre, Andris Kulbergs est en tête des intentions de vote. Il est arrivé au pouvoir récemment, après la démission de la Première ministre en mai dernier. Il est très présent sur les réseaux sociaux, son style très direct détonne, mais son programme reste vague. Le politologue Janis Ikstens analyse la situation : « Le développement économique, la réduction des prix, la sécurité, le système de santé... Voilà les sujets qui intéressent les électeurs. Les politiciens, au contraire, parlent surtout d'immigration, ils parlent un peu des questions économiques. Comme la campagne électorale est très présente sur les réseaux sociaux, ils peuvent l'orienter à leur manière. »
    En Lettonie, un quart de la population est russophone et une partie d'entre elle est pro-Poutine. Les liens entre la cheffe du parti Pouvoir souverain, en bonne place dans les sondages, et le Kremlin ont été révélés par la presse locale. Janis Ikstens poursuit : « À l'indépendance, les partis lettons étaient absolument pour, tandis que les partis représentant les russophones étaient contre. Tout cela a été attisé par la Russie. Et c'est ce que l'on voit toujours dans la propagande russe : elle remet en question l'existence de la Lettonie, et cela continue jusqu'à aujourd'hui. »
    Comme par le passé, ces partis ouvertement pro-Kremlin seront écartés du pouvoir. Ce qui inquiète les observateurs de la vie politique sont les attaques contre la société civile. Elina Grinhofa travaille pour l'Alliance civique de Lettonie. Elle en est témoin : « Le ministre de la Culture du parti Alliance nationale a arrêté de travailler avec une association qui travaille pour aider les migrants. Tout simplement parce que cela ne correspond pas à leur vision du monde. »
    L'enjeu va être la formation de la nouvelle coalition. L'actuelle reprendrait bien du service. Mais certains partis vont perdre de leur influence et plusieurs lignes rouges n'ont pas été tracées pour la coopération avec certains partis très populistes.
    À lire aussiLa Lettonie en guerre contre l'influence russe
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    À un mois des midterms, sur la route 66: déserts alimentaires et discrimination raciale à Tulsa [4/5]

    01/10/2026
    La route 66, miroir de l'Amérique à cinq semaines des élections de mi-mandat. Quatrième étape sur cet axe routier mythique des États-Unis qui traverse huit États du centre et de l'ouest du pays. Tulsa dans l'Oklahoma est marquée par l'un des pires massacres racistes de l'histoire américaine. La communauté noire subit une nouvelle forme de discrimination : les déserts alimentaires, devenus un enjeu de campagne. Où quand il devient impossible de se procurer des aliments frais et bons pour la santé dans un rayon de 20 kilomètres.
    À écouter aussiÀ un mois des midterms, sur la route 66: un patrimoine qui ne vaut plus rien [3/5]
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    À un mois des midterms, sur la route 66: un patrimoine qui ne vaut plus rien [3/5]

    30/09/2026
    À cinq semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, RFI poursuit son chemin sur le tracé de la route 66. Artère mythique qui traverse huit États américains, symbole d'une certaine idée de la liberté, celle des motards et des routiers, mais aussi d'une Amérique à deux vitesses, mégalopoles contre petites villes. Troisième étape aujourd'hui dans la commune de Baxter Springs au Kansas, où cette nostalgie de l'aventure ne fait plus recette. Et où, faute de clientèle, le patrimoine historique est laissé à l'abandon.
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    À un mois des midterms, sur la route 66: les ravages du fentanyl [2/5]

    29/09/2026
    Deuxième épisode de notre voyage sur la route 66. À un mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, Vincent Souriau prend le pouls des Américains sur ce tracé mythique qui traverse huit États du centre du pays. Et nous faisons étape à Saint-Louis dans le Missouri aujourd'hui. Plongée au cœur d'un gravissime problème de santé publique qui se fait entendre dans la campagne des élections de mi-mandat : la crise du fentanyl. Cette drogue de synthèse surpuissante qui tue chaque année des dizaines de milliers de personnes et dont les autorités américaines sont jusqu'ici incapables de juguler le trafic.
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Chaque jour, l’illustration vivante et concrète d’un sujet d’actualité. Ambiance, documents, témoignages, récits en situation : les reporters de RFI présents sur le terrain décrivent le monde avec leur micro. 
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