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Reportage international

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  • Reportage international

    En Suède, les colonies de vacances sont un pilier des politiques sociales et de la mixité

    15/07/2026
    Les parents suédois n'hésitent pas à envoyer leurs enfants en colonie de vacances, la confiance envers les institutions est globalement élevée dans le pays et les colonies sont soumises à des règles strictes en matière d'encadrement et de protection de l'enfance. Alors qu’en France, la fréquentation des colonies de vacances a été divisée par plus de deux depuis les années 1980, les « kollos » suédoises sont même presque considérées comme un droit : largement financées par les communes, elles restent un pilier des politiques sociales et de la mixité, précieux dans un pays où la criminalité recrute des adolescents de plus en plus jeunes. Chaque été, des milliers d’enfants partent quelques semaines en pleine nature sans leurs parents.
    Un reportage de notre correspondante dans une colonie gérée par le KFUM, l’équivalent suédois du YMCA, qui fête cette année ses 150 ans, près d'Uppsala, à Alnäs. À retrouver dans la longueur dans Accents d'Europe.
    À écouter dans 8 milliards de voisinsGrandes vacances: on révise ou on joue?
  • Reportage international

    «Un petit peu abattu»: les réactions des supporters français après l'élimination des Bleus du Mondial 2026

    15/07/2026
    Forcément, la déception des supporters français qui avaient fait le déplacement aux États-Unis pour cette demi-finale est grande. Des supporters emballés jusqu'ici par le style de jeu de l'équipe de France, mais qui ont eu le sentiment de se heurter à un mur espagnol hier soir. Les Bleus ont été muselés par un collectif qui ne les a pas laissés respirer. Florilège recueilli juste après le match à Dallas. 
    De notre envoyé spécial à Dallas. 
    À lire aussiCoupe du monde 2026: la France, dominée et sortie par l'Espagne, revivez l'élimination des Bleus
  • Reportage international

    Dans la «kill zone», l’évacuation impossible des blessés ukrainiens

    13/07/2026
    Une vingtaine de soldats ukrainiens participent au traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, sous le regard de Volodymyr Zelensky, invité par le président français. Depuis plus de quatre ans, l’armée ukrainienne résiste aux assauts russes sur quelque 1 200 kilomètres de front. À l’heure des drones et des frappes à longue portée, on oublie parfois les hommes qui tiennent les positions, au cœur d’une « kill zone » désormais saturée de drones FPV. Notre correspondant Lucas Lazo a accompagné, il y a quelques jours, une unité ukrainienne lors d’une évacuation de blessés au cœur de cette zone grise, sur le front de Zaporijjia, dans le sud du pays.
    De notre correspondant de retour de Zaporijia,
    Les sirènes de Zaporijia résonnent dans la plaine, l’armée russe bombarde la ville. Dissimulés sous une canopée, les hommes du 225ᵉ régiment d’assaut chargent leurs armes, inspectent une dernière fois leur matériel. Les traits tirés par la concentration, Tatar dirige les opérations, l’œil brillant, un tatouage de son unité palpite sur son cou : « On charge le véhicule, et on part vers le point de transbordement où l’on dépose notre infanterie. À partir de là, les fantassins progressent par petits groupes jusqu’aux positions ennemies. Nous évacuons un blessé et acheminons de nouveaux soldats. Nous ne pourrons pas aller plus loin, il y a déjà trop de drones FPV et des drones à fibre optique. »
    Les deux soldats qui vont relever les blessés savent ce qui les attend : plusieurs kilomètres à pied, à découvert, sous le feu ennemi, jusqu’à une tranchée où ils resteront plusieurs semaines. Superstitieux, le commandant noue à leurs poignets un bracelet orné de l’archange saint Michel : il se veut rassurant : « C’est notre guerre électronique à nous, pour les protéger des drones. » Mais les mains des deux soldats tremblent sur leurs kalachnikovs. Ils soufflent, le regard vide, le visage déformé par l’effroi.
    « Davaï, davaï ! »
    Il faut partir. On saute dans un pick-up, pied au plancher. Pas question de traîner dans la « kill zone » : villages détruits, carcasses de voitures, station-service calcinée. Pas une âme qui vive. Les voitures s’arrêtent brutalement… « FPV » Nous courrons nous mettre à l’abri dans une masure abandonnée. Les lignes russes ne sont plus qu’à quelques kilomètres.
    Tatar nous prévient : des Jdouns, ces drones à fibre optique embusqués au bord de la route, ont été repérés. L’un d’eux a explosé cinq minutes avant notre passage. Notre pick-up s’arrête là. Les deux fantassins repartent sur un quad. Commence alors une interminable attente, dans le silence, ponctuée par les tirs d’artillerie.
    Trois jours pour ramener les blessés
    Un tir ami croit savoir Tatar. À l’abri dans notre cabane, les yeux ne quittent pas l’écran du Tchouïka qui capte la fréquence des drones ennemis et nous annonce leur présence. Ils sont plusieurs à tournoyer dans les airs à la recherche de leur cible. Viking enchaîne les cigarettes, le regard inquiet rivé vers le ciel : « Encore un peu de patience. Les gars vont arriver avec les blessés et vous verrez dans quel état ils sont. Le plus difficile, c’est d’atteindre le point où les blessés sont ensuite pris en charge par le véhicule d’évacuation. Parce que jusque-là, il faut marcher. Et quand on est blessé, avec une jambe cassée, un bras cassé ou d’autres blessures, c’est extrêmement compliqué. »
    Le quad surgit enfin. En quelques secondes, le blessé est hissé à l’arrière du pick-up. Son œil gauche a disparu, à la place, une cavité noire et suintante. Ses jambes ne le portent plus. Son camarade, Vova, 55 ans, l’a traîné sur plusieurs kilomètres. Exténué, en état de choc, il raconte : « On avançait à quatre pattes, grâce aux antidouleurs. Je tirais le matériel. Mon camarade, lui aussi il rampait, mais le troisième était grièvement blessé, avec les intestins perforés. C’est lui que je tractais sur une couverture. Pendant deux jours j’ai tiré le corps d’un mort. Au total, il nous a fallu trois jours pour rejoindre nos lignes. »
    Trois jours pour sortir de l’enfer de la ligne zéro saturée par les drones, où ces hommes tiennent le front sud de l’Ukraine.
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    En Hongrie, la sécheresse cause une baisse record du niveau des lacs

    12/07/2026
    Autour des lacs de Hongrie, c'est un spectacle de désolation qui attend les touristes. Leur niveau est au plus bas. Pourtant, les lacs sont une destination très populaire dans ce pays qui n’a pas d’accès à la mer. 
    Un reportage de notre correspondante à Budapest,
    Le lac Velence, le troisième plus grand du pays, est particulièrement touché par la baisse du niveau des eaux. Près de Budapest, à 40 km, il est aussi appelé le lac du Petit Balaton. Il y a encore quelques années, les Hongrois venaient s’y baigner. Mais avec des étés de plus en plus chauds, de moins en moins de pluie, et une sécheresse particulièrement sévère cette année, le lac disparaît petit à petit. Si les effets sont déjà nettement visibles sur l'économie et la biodiversité, des solutions existent.
    À écouter dans C'est pas du ventAgir pour l'eau
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    Syrie: à Deir ez-Zor, des inondations liées à la politique de l'eau en Turquie

    11/07/2026
    En Syrie, après des années de sécheresse, c’est cette fois l’excès d’eau qui frappe les agriculteurs. Dans le nord-est du pays, les pluies diluviennes tombées en Turquie ont conduit à l’ouverture des vannes de plusieurs barrages sur l’Euphrate. En quelques heures, le fleuve est sorti de son lit, inondant des centaines d’hectares de cultures et des dizaines de maisons près de Deir ez-Zor. Un épisode qui rappelle aussi la dépendance de la Syrie à son voisin turc, qui contrôle depuis des décennies l’essentiel du débit de l’Euphrate. 
    De notre envoyée spéciale à Deir ez-Zor,
    Sous les pieds d’Houssam, il ne reste que de la terre. Une terre sèche, craquelée. Difficile d’imaginer qu’il y a quelques temps, ces champs étaient complètement inondés. « Toute la récolte est partie avec l’eau, se désole Houssam. Tout ce qui devait nourrir nos enfants cette année a été emporté par l’Euphrate. C’est de plus en plus dur. Le gasoil est trop cher. Comment va-t-on se relever de ça ? Quand ce n’est pas l’inondation, c’est la sécheresse. »
    En quelques heures, près de 500 hectares de terres agricoles ont été engloutis. Les eaux ont détruit plusieurs stations de pompage et emporté les ponts flottants qui reliaient, sur l’Euphrate, les deux rivages. Désormais, pour traverser, pas d’autre choix que de prendre un bac. «​​​​​​ Je fais l’aller-retour tous les jours pour aller travailler. C’est un vrai coût, dénonce un habitant. Chaque traversée nous coûte deux dollars. »
    L’Euphrate n’a pas seulement avalé les récoltes. Il est aussi entré dans les maisons. « Toute la boue est entrée dans la maison, témoigne Ahmad. Le carrelage est détruit. » Ahmad et Rania venaient tout juste de rentrer après des années d’exil. Leur maison, construite près du fleuve, avait été occupée pendant des années par la 4ᵉ division du clan Assad. L’ensemble avait été pillé. Ils venaient de tout réparer… « On a peur que ça recommence », confie Rania. Le couple pourrait partir, mais pour aller où ?, interrogent-ils. Et pour Rania, une seule responsable, la Turquie.
    À lire aussiSyrie: le président complète la formation du premier Parlement post-Assad
    ​​​​​​​« La Turquie a toujours utilisé l’eau pour régler ses problèmes politiques »
    À Deir ez-Zor, le niveau de l’Euphrate ne dépend plus seulement de la pluie. Le fleuve prend sa source en Turquie. Et c'est là-bas, en amont, que les barrages construits par Ankara contrôlent l’essentiel de son débit. Hassan cultive ces terres depuis trois générations. «​​​​​​​ Le fait que la Turquie retienne de l’eau a des répercussions jusque sur nos puits. Quand le niveau du fleuve baisse, celui des eaux souterraines baisse également, souligne-t-il. Et nos puits, peu profonds, d’environ dix mètres, se retrouvent à sec. »
    Lancé à la fin des années 1970, le vaste programme hydraulique turc compte aujourd’hui sur le Tigre et l'Euphrate quelque 18 barrages. Leur gestion alimente depuis plus de 30 ans les tensions avec la Syrie et l’Irak. « La Turquie a toujours utilisé l’eau pour régler ses problèmes politiques avec ses voisins. C’est arrivé, par exemple, lorsque la Turquie a eu des différends avec l’Irak, car l’Euphrate traverse aussi l’Irak, poursuit Hassan. Ils font pression en réduisant le débit, jusqu’à ce que l’eau qui arrive soit très faible. »
    Le long de l’Euphrate, les paysans répètent tous la même chose : l’eau ne suit plus les saisons, mais les décisions. Après quatorze années de guerre, il va falloir réussir à relancer l’agriculture, avec un fleuve dont ils ne maîtrisent pas le cours.
    À écouter dans Le débat du jourLa Syrie devient-elle un partenaire fiable?
Acerca de Reportage international
Chaque jour, l’illustration vivante et concrète d’un sujet d’actualité. Ambiance, documents, témoignages, récits en situation : les reporters de RFI présents sur le terrain décrivent le monde avec leur micro. 
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