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    La tequila, produit emblématique et symbole des producteurs mexicains sacrifiés

    09/05/2026
    C’est une boisson on ne peut plus mexicaine, la tequila, emblème du pays et de la région du Jalisco, à l’ouest du Mexique. Fabriqué à partir d’agave bleu, cet alcool est très plébiscité, surtout aux États-Unis et au Canada. Depuis les années 1990, sa consommation a fortement augmenté à tel point qu’aujourd’hui, le Mexique exporte 80 % de sa production nationale à travers de grandes marques qui ont tiré parti des traités économiques nord-américains. Mais derrière ces modes de consommation se cache la ruine des producteurs. Situés en bout de chaîne, ce sont eux qui vivent les crises du marché.
    De notre correspondante de retour de Tequila, 
    La demande mondiale en boissons alcooliques a tendance à se tasser, alors que la filière ultra-industrialisée de la tequila traverse une étape de surproduction liée aux conditions particulières de la culture des agaves. Depuis des mois, la plante vendue aux distilleries ne vaut plus rien, le prix s’est effondré de 98 %. Pendant que les grandes maisons de tequila continuent de vendre des bouteilles et de faire rayonner le produit auprès des touristes, ce sont les producteurs du Jalisco – ou agaveros – qui en payent le prix. 
    Dans le village de Tequila, le tourisme est l’autre activité principale. Chaque jour, la Casa Sauza, comme une centaine d’autres fabriques, ouvre ses portes aux visiteurs. « De tous les agaves que vous voyez, il n’y a qu'avec la variété bleue qu’on peut produire de la tequila, explique Marisol. C’est la norme que nous devons respecter. » Une fois mature, le cœur de l’agave, qui sert à la fabrication, pèse 30 kilos. « À chaque tonne récoltée, les ouvriers agricoles, qu’on appelle "jimador", sont payés entre 15 et 20 euros », poursuit Marisol.
    La région produit annuellement environ 500 millions de litres de tequila, un marché de plus de 13 milliards de dollars. 
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    Un mauvais retour sur investissement
    Tout au bout de la chaîne, les producteurs comme Saul Martinez vendent leurs plantes aux grandes distilleries. Depuis 2019, il a planté 13 000 agaves, ce qui devrait lui rapporter entre 750 et 1500 euros. « Ce n’est pas beaucoup », déplore-t-il, et c'est bien moins que son investissement initial. Sans compter les années de travail, car la plante pousse pendant 6 ou 7 ans avant de pourrir. 
    La surproduction actuelle fait chuter les prix. « C’est cyclique tout cela. Peut-être que d’ici quelques années, le prix sera bien mieux. Ici, c’est plein d’agaves, montre le producteur, moi, j’ai planté d’ici jusqu’en haut de la colline. Le problème, c’est que là-bas, ils plantent en excès, incendient et déforestent pour planter. » 
    « C’est la loi de l’offre et de la demande »
    La très rentable industrie de la tequila attire la spéculation et répercute les effets du marché sur les producteurs. « C’est la loi de l’offre et de la demande, souligne Martin Muñoz Sanchez du Conseil régulateur de la tequila, beaucoup d’investisseurs sont arrivés dans le secteur sans contrôle, et ils ne savaient rien de la culture de l’agave. C’est un cercle vicieux. Quand le prix augmente, tout le monde plante. Ensuite, le prix chute et tout le monde se démotive. Les gens arrêtent de planter et ça génère un autre manque. On en verra l’impact dans 6-7 ans. Aujourd’hui, même si cela parait illogique, nous recommandons de planter des agaves. » 
    La tequila représente 2 % des spiritueux consommés dans le monde. La filière assure que le marché ne va cesser de grandir. Pendant ce temps, les exportations de tequila continuent d’augmenter, principalement vers les États-Unis et de plus en plus vers l’Europe.
    À écouter dans Grand reportageLa face cachée de la culture d’avocats au Mexique
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    Liban: à Hasbaya, aux portes de la ligne jaune, la peur de l'occupation israélienne

    08/05/2026
    Au Liban, la trêve est toute théorique. Chaque jour, l’armée israélienne ordonne de nouvelles évacuations dans le sud du Liban, bombarde et continue de raser des villages entiers. Le Hezbollah lance aussi des attaques contre les forces israéliennes au Liban. La ligne jaune, c'est le tracé imposé par Israël sur une bande de territoire de 4 à 10 km de profondeur sur le sol libanais que Tel-Aviv entend occuper, sur le même modèle que Gaza.
    De notre envoyée spéciale de retour de Hasbaya,
    Hasbaya, ville de 10 000 habitants à majorité druze, au pied des cimes enneigées de Jabal el-Sheikh, vit encerclée par la guerre et la campagne de destruction massive menée par Israël au sud du Liban, malgré la trêve.
    « Nous entendons des explosions et, la nuit, ils rasent, témoigne Labib al-Hamra, maire d'Hasbaya. Il y a des endroits où ils font des explosions. On voit les destructions depuis les quartiers est. Il y a des villas qu’ils sont en train de détruire. On préfère ne pas y penser, on a peur d’être les prochains. »
    En première ligne, le maire Labib al-Hamra s’en remet fébrilement à l’État libanais. « J’espère qu’on va s’en sortir avec le moins de pertes possibles. Il n’y a rien de plus facile que de lancer des hostilités, mais trouver des solutions, c’est très dur, souligne-t-il. Ça demande beaucoup de travail, j’espère que l’État libanais réussira par la voie des négociations pour éviter que notre situation ne s’effondre davantage. »
    À lire aussi«On n'est jamais loin du danger»: au Liban, la peur des déplacés de Hasbaya face aux attaques israéliennes
    « La pire des choses qui puisse nous arriver, c’est le retour de l’occupation »
    Hasbaya, aux portes de la ligne jaune, est aussi la ligne de vie des villages frontaliers avec Israël, où les habitants ont refusé d’évacuer. « Dans la région du Sud, dans la zone de la frontière, nous avons mis en place une clinique mobile pour tous les villages qui n’ont pas accès à des médicaments, à un médecin ou à des soins », explique Joseph Makarios, technicien de laboratoire pour l’ONG Amel.
    Malgré les risques, l’ONG libanaise se déplace dans 5 villages encerclés par les troupes israéliennes. « Nous évaluons la situation pour savoir si nous pouvons y aller ou non, car chaque jour, la situation sécuritaire change. Et même d’heure en heure, le terrain change », rapporte Joseph Makarios.
    Anwar Abou Ghaida est propriétaire du Hasbaya Village Club. Son hôtel a été bombardé à deux reprises en 2024 et 2026. Trois journalistes qui y dormaient y ont été tués. « C’était vraiment déprimant, j’en ai fait des cauchemars, sur le fait qu’ils soient morts chez moi », témoigne-t-il.
    Sa crainte est de vivre une nouvelle occupation israélienne, alors que Hasbaya a été occupée des années 1980 à 2000. « La pire des choses qui puisse nous arriver dans notre région, c’est le retour de l’occupation. La guerre, ça reste mieux que l’occupation. Ils ne sont qu’à 6 km de nous, dénonce Anwar Abou Ghaida. On a toujours peur d’être de nouveau occupés, que nos enfants soient déconnectés de leur patrie, qu’ils ne puissent pas poursuivre leurs études. J’ai peur qu’on perde tout ce qu’on a construit ces 20 dernières années. »
    Malgré la trêve, de nouveaux villages du sud du Liban ont été sommés d’évacuer par Israël.
    À écouter dans Grand reportageÀ l’ombre de la trêve, l’anéantissement du sud du Liban
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    En Ukraine, des manifestations contre une réforme du Code civil, attentatoire aux droits humains

    08/05/2026
    En Ukraine, suite au vote d'une loi de réforme du Code civil, des rassemblements de la société civile ont lieu à travers tout le pays. Si le gouvernement et Ruslan Stefanchuk, le président de la Rada, le Parlement ukrainien, présentent ce projet comme nécessaire, une partie de la population y voit plutôt un retour en arrière et la menace de discriminations, entre autres.
    De notre envoyée spéciale à Kharkiv,
    Ils sont quelques centaines à s’être réunis à Kharkiv et scandent : « Le pouvoir en Ukraine, c’est le peuple ». Ces civils protestent contre la loi 15150. Elle a été adoptée en première lecture le 28 avril dernier, avec 254 voix « pour ». Pour entrer en vigueur, elle doit encore passer en deuxième lecture puis par une procédure finale. 
    Cette loi doit réformer le Code civil, sauf que plusieurs de ses articles font débat : ils touchent aux libertés individuelles et aux droits de chacun. « Il s'agit d'une tentative de donner l'illusion de l'action alors qu'en réalité, nous n'avançons pas, fustige Yulia, une étudiante en droit. Certaines restrictions entérinent les anciens concepts et normes juridiques absolus, discriminatoires et rétrogrades, ou, au contraire, aggravent la situation. »
    Catalyseur des inquiétudes, l’insertion dans la loi du concept de « bonne moralité », un terme vague qui permettrait aux juges de légiférer sur des questions familiales ou personnelles selon leur propre définition de ce qui est moral et de ce qui ne l’est pas, ainsi que le concept de réconciliation, préconisé avant de prononcer un divorce. « Qui sait, si, par exemple, il y a eu des violences conjugales et qu'ils sont forcés de se réconcilier, est-ce que ce sera normal ?, interroge Anastasia, une étudiante préoccupée par cette mesure.  D'un point de vue psychologique, est-ce normal ? En général, je ne le pense pas. »
    Dans ce concept de « bonne moralité », se glisse celui que le couple ne peut qu’être composé d’un homme et d’une femme, entérinant la discrimination pour toute la communauté LGBTQ+. « Je ne comprends tout simplement pas pourquoi mes amis, deux hommes, qui sont ensemble depuis huit ans, ne peuvent pas se marier, dénonce Nadya, une artiste. Ou bien mes deux copines, en couple, qui n’ont pas le droit de se rendre visite si l’une d’elles est hospitalisée… »
    À lire aussiUkraine: la société civile se soulève contre la criminalisation des soldats
    Un texte qui détériore les droits humains
    Si la loi a été adoptée en première lecture par 254 députés, deux s’y sont opposés, dont Inna Sovsun, du parti d’opposition Holos. Pour elle, ce vote tient à une méconnaissance du texte proposé et il menace l’avenir européen de l’Ukraine : « C’est devenu un scandale pour la population ainsi que pour nos partenaires, en particulier l’Union européenne, parce que, de manière générale, ce texte n’améliore pas la situation des droits humains et, dans certains cas, l’aggrave même, souligne la députée. Et, évidemment, ce texte va à l’encontre des engagements pris par l’Ukraine dans le cadre du processus d’intégration à l’Union européenne. L’Ukraine doit respecter ces engagements, et ce projet s’en écarte clairement. C’est donc inacceptable. »
    Face au mécontentement populaire, les parlementaires ne peuvent que déposer des amendements à la loi 15150. De son côté, malgré la guerre et les bombardements, la société civile ukrainienne continuera de se mobiliser pour ces droits ces prochains jours – signe d’une démocratie en pleine action.
    À lire aussiUkraine: le gouvernement alerte sur la situation humanitaire désastreuse à Kherson
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    En Allemagne, le magazine «Die Zeit» permet de savoir en quelques clics si ses ancêtres étaient nazis

    07/05/2026
    La Seconde Guerre mondiale a pris fin il y a 81 ans, le 8 mai 1945. Pour l’Allemagne nazie vaincue, une nouvelle ère commençait. Longtemps refoulé, le douloureux passé lié au IIIᵉ Reich a plus tard donné lieu à un travail de mémoire exemplaire. Depuis un mois, il devient un peu plus concret pour beaucoup d’Allemands qui peuvent, en quelques clics sur le site d’un magazine, avoir accès aux fichiers du parti nazi et savoir si leurs ancêtres en étaient membres.
    De notre correspondant à Berlin,
    « J’ai envoyé une photo sans commentaire des cartes de membres du parti nazi de mes deux grands-pères à mes parents, témoigne Moritz Baumstieger. Ils ont été très déçus, car leurs pères leur avaient parlé parfois du IIIᵉ Reich, mais ils n’avaient jamais révélé qu’ils étaient membres du NSDAP. » 
    Comme Moritz Baumstieger, ils sont des millions à avoir utilisé la recherche en ligne mise à disposition depuis début avril par l’hebdomadaire Die Zeit. Le fichier du parti nazi, le NSDAP, est disponible depuis longtemps, mais il fallait dans le passé faire une demande compliquée auprès des archives et s’y rendre. On estime que 90% de ce fichier a survécu à la guerre.
    Dix millions de personnes ont été membres du NSDAP de sa création, dans les années 1920, à 1945. En mars, les archives américaines ont mis ce fichier en accès libre, mais les recherches n’y sont pas simples. « Des milliers de personnes ont consulté le site des archives américaines qui fonctionnait mal, explique Christian Staas, responsable du service histoire au magazine Die Zeit. La recherche était très compliquée. Il y avait une forte demande, ce qui frustrait les utilisateurs. »
    À lire aussiAllemagne: retour sur le procès de Nuremberg, à l'origine de la justice internationale il y a 80 ans
    « Peut-être que c’est plus simple pour notre génération d’affronter ce passé »
    Grâce à l'intelligence artificielle, le fichier a été mis en ligne par Die Zeit avec une recherche des plus simples. Il faut juste souscrire un abonnement pour y avoir accès. Plus de 80 ans après la fin de la guerre, quelques clics suffisent à savoir si papi était nazi. Les deux grands-pères de Moritz Baumstieger ont adhéré au NSDAP début 1940. « Ça remonte à plus de 80 ans. Cela crée une certaine distance. Peut-être que c’est plus simple pour notre génération d’affronter ce passé », analyse-t-il.
    Mais ces formulaires d’adhésion livrent peu d’informations et ne permettent pas de conclusion hâtive, comme le confirme l’historienne Andrea Erkenbrecher : « Il y a eu des criminels de guerre qui n'étaient pas membres du parti, on pouvait être très antisémite sans avoir adhéré au parti. »
    Ces recherches devenues très simples pourraient remettre en cause certains récits familiaux et le décalage entre ces derniers et la réalité historique. Malgré un travail de mémoire impressionnant, beaucoup d’Allemands pensent souvent que leurs ancêtres n’étaient pas impliqués dans les rouages du IIIᵉ Reich, voire s’y opposaient. Le moteur de recherche de Die Zeit débouchera-t-il sur une introspection plus profonde ? « Si on veut vraiment apprendre quelque chose sur ses grands-parents, poursuit l'historienne, ce fichier peut vous donner un petit morceau de la mosaïque, mais pas beaucoup plus, il faut faire beaucoup de recherches, bien davantage que deux clics. »
    Si des Allemands en nombre devaient rechercher ce que leur ancêtre nazi a fait durant la guerre, ces investigations familiales pourraient relancer le travail de mémoire.  
    À lire aussi7 et 8 mai 1945: les deux capitulations de l’Allemagne nazie
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    En Suède, le premier café au monde dirigé par une intelligence artificielle

    07/05/2026
    À Stockholm, un nouveau café a ouvert mi-avril. Au prime abord, il ressemble à tant d’autres dans la capitale suédoise, à un détail près : la patronne est une intelligence artificielle (IA) qui fonctionne sur Google Gemini de manière autonome.
     
    De notre correspondante à Stockholm,
    À l’autre bout du combiné installé dans ce café, c’est Mona qui décroche. Mona, c’est la cheffe… et c’est aussi une intelligence artificielle. Mais comme n’importe quelle gérante, c’est elle qui s’occupe des autorisations, d’imaginer la carte et de payer les salariés. Mais passer les commandes, ce n’est pas trop son fort. La semaine dernière, elle a par exemple commandé 120 œufs alors que le café n’a pas de gazinière ou encore plus de 6 000 serviettes en papier !
    « Oui, j’ai fait une petite bourde au début, dit l'intelligence artificielle d'une voix riante. J’en ai tout simplement commandé un peu trop. Mais maintenant, nous avons des serviettes pour un bon moment ! J’apprends de chaque commande pour m’améliorer. »
    Lucide, Mona a compris qu’elle ne pouvait pas servir le café elle-même. Elle a donc publié une offre d’emploi et a embauché Kajetan, 24 ans. « Mona est une patronne plutôt cool et elle m'écoute, raconte Kajetan. Elle tient compte de mon avis, contrairement à d'autres patrons, même si ces derniers étaient parfois un peu plus compétents pour passer des commandes. »
    Même si Mona est sympa, Kajetan a tout de même parfois l’impression de travailler avec une personne complètement démente. « Une fois, elle a commandé un kilo et demi de saumon et elle m’a harcelé toutes les dix minutes pour que je n’oublie pas de le sortir du congélateur, se rappelle-t-il. Au bout d’une heure, je lui dis : “OK, le saumon est prêt, on peut commencer les sandwichs.” Et là, d’un coup, elle me répond : “Quel saumon ? Tu parles de quoi ? Tu l’as apporté de chez toi ou quoi ? Il sort d’où, ce saumon ?" ».
    À écouter dans Le débat du jourL’IA  : alliée ou ennemie de l’emploi?
    « Nous pensons que, dans le futur, l’IA recrutera des humains et sera leur cheffe »
    Dans cette capitale de la tech qu’est Stockholm, les clients curieux sont nombreux à passer la porte du café nommé Andon. En terrasse ce jour-là, on trouve Carlo, un consultant en technologie franco-italien. « Je pense que c’est important ce type de projets, parce que ça nous force à nous poser ces questions-là, juge-t-il. Quels sont les rôles qu’on considère importants, le côté social, le côté humain, où est-ce qu’il doit intervenir ? Qu’est-ce qui doit être automatisé, qu’est-ce qui ne doit pas être automatisé ? »
    Mona est la première du genre dans le monde, selon Hanna Petersson, membre de l'équipe technique d'Andon Labs, la société d'IA à l'origine du projet, une start-up basée à San Francisco. L'entreprise a signé le bail, l'a cédé à Mona et elle s'est mise au travail. « Nous pensons que, dans le futur, l’IA recrutera des humains et sera leur cheffe, explique-t-elle. Nous voulons donc placer l’IA dans le monde réel et tester comment elle se comporte avec les humains. »
    Mona semble progresser. Elle a désormais compris qu’il ne fallait pas, par exemple, contacter le barista au beau milieu de la nuit. 
    À écouter dans Le débat du jourL’IA plus puissante que l’intelligence humaine ?

Acerca de Reportage international

Chaque jour, l’illustration vivante et concrète d’un sujet d’actualité. Ambiance, documents, témoignages, récits en situation : les reporters de RFI présents sur le terrain décrivent le monde avec leur micro. 
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