

À la Une: que va faire Mamadi Doumbouya de sa victoire à la présidentielle?
06/1/2026
Après la confirmation par la Cour suprême de l’élection de l’ex-officier à la tête de la Guinée, Ledjely nous emmène à Kankan, capitale de la région de la Nabaya, deuxième ville du pays et ville natale du président élu. « Pas de scènes de liesse populaire d’envergure, constate le site guinéen. Vingt-quatre heures après la confirmation des résultats, l’atmosphère est davantage marquée par les attentes pressantes des populations que par l’euphorie électorale. En tête de ces attentes, pointe Ledjely, figure l’accès à l’électricité, un défi majeur pour la capitale de la savane guinéenne. » Interrogé par le site, « Kaké Ibrahima, commerçant au marché Sogbè, appelle à la concrétisation rapide du projet d’électrification de la région. “Nous sommes fiers, dit-il, de constater que cette élection s’est déroulée dans de bonnes conditions, sans heurts. Mais aujourd’hui, nous avons soif d’électricité. Nous attendons aussi la construction des voiries urbaines, l’employabilité des jeunes et d’autres actions capables de contribuer au développement du pays“», confie-t-il. Commentaire de Ledjely : « à Kankan, au-delà des célébrations, ce sont donc désormais des actions concrètes qui sont attendues. » Les attentes sont élevées « Cette victoire, Mamadi Doumbouya la voulait pour lui-même, pointe Le Pays à Ouagadougou, après avoir trahi sa promesse de ne pas se présenter à l’élection et de remettre le pouvoir aux civils après le coup d'État qui a renversé “le Professeur“ (Alpha Condé) dans les conditions que l’on sait. Pour s’en convaincre, il suffit de voir comment, à l’instar de bien de ses pairs africains, il a travaillé en amont à faire place nette pour s’assurer une victoire sans coup férir, en l’absence d’une opposition aussi significative que représentative. » Et « la question qui se pose désormais est de savoir ce que fera Mamadi Doumbouya de sa victoire », relève Le Pays. « Va-t-il ouvrir le jeu démocratique ? Ou bien restera-t-il dans la même dynamique qui a prévalu jusque-là ? L’histoire nous le dira. (…) On attend de voir si Mamadi Doumbouya fera dans la rupture avec ses prédécesseurs ou s’il marchera résolument dans les pas de ces derniers qui n’ont pas forcément laissé à leurs compatriotes les meilleurs souvenirs de leur passage à la tête de l'État. » En tout cas, remarque Afrik.com, « À l’heure où Mamadi Doumbouya s’apprête à entamer son mandat, les attentes sont élevées. Entre promesses de refondation de l’État, réforme en profondeur du secteur minier, amélioration des services de base et réconciliation nationale, le nouveau président devra rapidement convaincre qu’il peut transformer cette victoire électorale en améliorations tangibles du quotidien. » En Afrique, des démocraties de façade En parallèle à l’émergence de ce nouveau pouvoir en Guinée, à lire dans Jeune Afrique, cette tribune signée Achille Mbembe. « Vouloir expliquer les dynamiques en cours sur le continent en termes de crise de la démocratie est un contresens, estime le politologue camerounais. Des démocraties en tant que telles, il n’y en a tout simplement pas en Afrique. » À l’exception de quelques rares pays. « Ce qui est en crise, affirme Achille Mbembe, ce sont les arrangements institutionnels hérités de la colonisation et qui, dans les années 1990, ont fait l’objet d’un ravalement de façade. En lieu et place d’une démocratie véritablement substantive, de nombreux États se sont rabattus sur un multipartisme purement administratif, dont la fonction était de couvrir d’un nouveau masque les oripeaux du parti unique. » Soutenir les sociétés civiles Et désormais, déplore le politologue camerounais, « la séparation entre le corps social, le corps électoral et le corps politique n’a jamais été aussi nette, démultipliant chaque fois les exclusions. C’est notamment le cas lors des consultations électorales. C’est parce que, dans le droit fil du commandement colonial, le but est de faire perdurer une société de sujets, en lieu et place d’une communauté de citoyens. C’est la raison pour laquelle la plupart des régimes (du continent) s’efforcent d’empêcher autant que possible toute tentative d’émergence de sociétés civiles fortes ou d’autorités indépendantes. » Et « c’est pour cela, conclut Achille Mbembe, qu’il faut soutenir les sociétés civiles, (…) qu’il est important de s’engager et de créer de nouvelles coalitions sociales avec les femmes, les jeunes, les intellectuels, les activistes. Voilà la grande lutte des idées en cours en Afrique. Elle oppose les néosouverainistes, qui croient en la force de la force et les coalitions sociales qui aspirent à une démocratie substantive sur le continent en pariant non sur la brutalité mais sur l’intelligence collective des Africains. »

À la Une: inquiétude en Afrique après la chute de Maduro
05/1/2026
L’enlèvement spectaculaire du président vénézuélien par les forces spéciales américaines est largement commenté dans la presse du continent. « La chute de Nicolas Maduro (…) s’inscrit dans une dynamique internationale inquiétante, s’exclame Ledjely en Guinée, marquée par l’affaiblissement progressif du droit international et la remise en cause de principes longtemps considérés comme intangibles, au premier rang desquels la souveraineté des États et l’inviolabilité des frontières. Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les frappes répétées d’Israël en Iran, au Liban et en Syrie, ou encore d’autres interventions militaires occidentales sans mandat clair, cette attaque menée au Venezuela confirme l’imposition d’un nouvel ordre mondial fondé moins sur le droit que sur le rapport de force, pointe encore le site guinéen. Autant dire, un nouvel ordre dans lequel des pays structurellement aussi fragiles que les pays africains auront de la peine à faire entendre leur voix ». Maliweb à Bamako hausse le ton : « la capture de Nicolas Maduro n’est pas une opération de justice : c’est le retour du mépris souverain, emballé dans le papier glacé d’un héroïsme de série B hollywoodienne. (…) Trump n’a pas seulement capturé un homme, poursuit le site malien ; il a capturé la route du pétrole, étranglé les velléités de Moscou en Amérique latine et rappelé à tout le Sud Global une vérité glaçante : si vous n’avez pas l’arme nucléaire pour sanctuariser votre palais, vous n’êtes qu’un locataire précaire de votre propre pays ». « Un aveu glaçant pour les pays du Sud » « Ce qui s’est joué à Caracas n’a rien à voir avec les droits de l’Homme, renchérit Le Pays au Burkina Faso, ni avec la libération d’un peuple opprimé, c’est clairement une guerre d’intérêts, nue et revendiquée. En reconnaissant que le kidnapping de Maduro visait l’accès au pétrole vénézuélien, Donald Trump a levé toute ambiguïté. L’aveu est brutal, presque obscène, mais surtout glaçant pour les pays du Sud, qui savent désormais que tout peut être instrumentalisé pour criminaliser leurs dirigeants et servir de prélude à des intrusions musclées dans leurs affaires intérieures. (…) Aujourd’hui, c’est le pétrole du Venezuela ; demain, le gaz, l’or, l’uranium ou le lithium africains pourraient devenir des casus belli ». Alors, s’interroge Le Pays, « l’Afrique doit-elle réellement s’inquiéter ? La réponse est non, du moins pas dans l’immédiat. (…) Car aucun État africain n’occupe aujourd’hui la centralité géopolitique du Venezuela, puissance pétrolière stratégique et adversaire historique des États-Unis, dans une région que ces derniers considèrent comme leur pré-carré ». Le même scénario dans un pays africain ? Aujourd’hui, toujours au Burkina, n’est pas d’accord… « Faut-il redouter de tels actes sur le continent ? » Oui, répond le journal : « s’il y a une région qui pourrait subir les foudres de Trump, c’est bien le Cap Delgado au Mozambique, gorgé de pétrole et… de terroristes ». Il y a aussi « l’est de la RDC, où Trump a personnellement supervisé la signature d’un Accord de paix le 4 décembre dernier, lequel accord est piétiné par les belligérants. De quoi donner un argument valable au président américain pour déverser un déluge de feu sur la région. D’autant que cet accord de paix est assorti de juteux contrats pour les États-Unis pour exploiter le sous-sol de l’est de la RDC, gorgé de pierres précieuses et terres rares ! » L’Observateur Paalga insiste : « après Nicolas Maduro, à qui le tour ? Car Donald Trump avec sa politique MAGA, Make America Great Again, n’a certainement pas dit son dernier mot ». Silence prudent… Enfin, du côté des dirigeants africains, on reste plutôt discret… D’après La Nouvelle Tribune à Cotonou, seuls 4 pays ont officiellement condamné ce coup de force : l’Afrique du Sud, la Namibie, le Mali et le Burkina Faso. Partout ailleurs, prudence, donc… Attention, prévient Walf Quotidien à Dakar : « si le Sud global accepte ce précédent par silence, par peur ou par calcul, alors il accepte implicitement que la force prime sur la règle, que la puissance crée le droit, que la souveraineté soit conditionnelle. Il ne s’agit pas de défendre un homme. Il s’agit de défendre une architecture juridique mondiale déjà fragile, mais encore debout. La lutte contre les dictatures ne peut pas se faire par la destruction du droit. Sinon, nous remplaçons une oppression nationale par une domination globale ».

À la Une: la contre-performance du Gabon à la CAN devient une affaire politique
02/1/2026
Trois matchs trois défaites : le Gabon n’a pas brillé à la Coupe d’Afrique des Nations. « Le couperet est tombé dans la nuit de la Saint-Sylvestre et il a tranché les têtes les plus hautes », annonce Info241. Le site d’information gabonais analyse ainsi la situation : « Au-delà de la dissolution du staff technique et de la suspension de l’équipe nationale, le communiqué du ministère des Sports a surpris par sa vindicte. Il ne s’agit pas seulement d’un renouvellement générationnel naturel, mais d’une "mise à l’écart institutionnelle ordonnée par l’État" ». Et la sanction est impitoyable pour les deux stars de la sélection gabonaise Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga, qui sont donc purement et simplement écartés. « Une sortie par la petite porte pour les légendes », remarque Info241. « Il est désormais impossible d’imaginer un retour de ces deux joueurs sous le maillot national, tant que cette décision sera en vigueur », poursuit le site d’information gabonais : « le "nettoyage" est radical : pour bâtir le football de demain, le Gabon sacrifie ses idoles d’hier, accusées d’avoir incarné la déroute de la CAN 2025 ». Gâchis Une déroute commentée au Gabon mais aussi ailleurs en Afrique. C'est le cas en Côte d’Ivoire, où Afriksoir décrit ainsi contre-performance gabonaise : « L’aventure des Panthères du Gabon à la CAN disputée au Maroc s’est achevée dans la douleur, laissant derrière elle un sentiment de gâchis profond et une crise ouverte au sommet du football national. Trois matchs, trois défaites, zéro point : le bilan est sans appel et renvoie l’image d’une sélection en perdition, incapable de répondre aux attentes sportives et populaires ». Un échec sportif, politiquement sanctionné car, explique Afriksoir, « l’élimination des Panthères ne s’est pas limitée à un simple revers sportif. Elle a provoqué des remous jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Lors du conseil des ministres du 29 décembre, le président de la transition, Brice Oligui Nguema, avait déjà pointé "l’absence de méthode", la "dispersion des ressources" et une "érosion préoccupante de la fibre patriotique", dans la gestion du football gabonais ». Conclusion d’Afriksoir : « Entre pression médiatique intense, ingérence politique assumée et impréparation logistique, les Panthères ont payé le prix d’un cumul d’erreurs ». Des footballeurs, pas des soldats Le mauvais parcours des Gabonais à la CAN est également commenté en Guinée. Le site d’information Ledjely évoque une « débâcle », « une onde de choc sans précédent pour le football gabonais », « un naufrage sportif qui a provoqué une vague d’indignation au sein de l’opinion publique et des milieux sportifs gabonais (…) Estimant que le rendement de l’équipe nationale ne reflète ni les valeurs sportives ni les exigences de discipline attendues d’un représentant du pays, le gouvernement est sorti de son silence avec une rare sévérité ». Conclusion de Ledjely : « Après la débâcle de la CAN 2025, rien ne sera plus comme avant ». De son côté, Wakatsera au Burkina, ironise sur les sanctions prises par les autorités gabonaises : « L’échec de Pierre-Emerick Aubameyang et de ses camarades au premier tour de la fête du football au Royaume chérifien, a visiblement contrarié le président-général, au point de lui faire oublier qu’il n’avait pas affaire à des soldats en treillis, mais en crampons, de simples footballeurs qui certes sont allés défendre les couleurs nationales, mais dans un jeu ! ». Les sanctions ne sont donc pas du goût de Wakatsera qui s’exclame : « Non, le politique ne doit pas s’octroyer ce droit d’ingérence sans limite dans le sport, au risque de jeter en pâture les athlètes et compromettre inévitablement leurs carrières, surtout celle des joueurs qui gagnent leur vie dans les clubs à l’international ».

A la Une : ces Africains qui ont marqué 2025…
01/1/2026
Au cours de l’année, ils ont fait la une de l’actualité africaine. Politiques, écrivains, artistes, cinéastes, sportifs, chercheurs… Chacun d’eux a remporté des succès ou marqué les esprits et mérite selon Le Monde Afrique, d’être distingués. Le Monde Afrique qui pointe tout d’abord non pas une personnalité mais toute une génération : la génération Z. « Mille visages, mais une colère, s’exclame le journal. Au Kenya, à Madagascar et au Maroc, l’année a été celle de la Gen Z, tel que se désignent les personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010. L’injustice fiscale au Kenya, les coupures d’eau et d’électricité à Madagascar et des scandales dans le système hospitalier public au Maroc ont poussé des milliers de jeunes dans les rues en particulier de juillet à octobre, malgré une répression parfois féroce. » Parmi les personnalités politiques distinguées par Le Monde Afrique : Cyril Ramaphosa, le président sud-africain qui « se présente en figure du Sud global, plaidant en faveur du multilatéralisme, se montrant proche de son homologue brésilien de gauche Lula, ou encore défendant la cause palestinienne. » Parmi les Africains qui ont fait la Une en 2025, Le Monde Afrique cite encore l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le rappeur ivoirien Himra, l’universitaire camerounais Augustin Holl, qui a dirigé les trois derniers tomes de l’Histoire générale de l’Afrique, gigantesque encyclopédie, lancée en 1964 ; le footballeur marocain Achraf Hakimi ; ou encore l’entrepreneur kényan Elly Savatia, créateur d’applications utilisant l’intelligence artificielle. Des « dynamiques contradictoires » Cette année 2025 aura été marquée sur le continent par des tentatives de déstabilisation, des élections issues de transitions militaires, des ruptures avec des organisations régionales, mais aussi de grands rendez-vous diplomatiques mondiaux. C’est ce que détaille le site Afrik.com. il y a eu en effet le coup d’Etat en Guinée Bissau ; la tentative de coup d’Etat au Bénin ; l’élection de Mamadi Doumbouya en Guinée ; les protestations populaires et le durcissement du régime au Mali ; la rupture historique des pays de l’AES avec la CEDEAO ; la reconnaissance du Somaliland par Israël qui « a déclenché une crise diplomatique dans la Corne de l’Afrique » ; le 7ème Sommet UE-UA à Luanda : avec la relance du partenariat Afrique-Europe et le G20 à Johannesburg, qui « a placé l’Afrique au centre de la gouvernance mondiale. » Commentaire d’Afrik.com : « cette année 2025 a révélé une Afrique traversée par des dynamiques contradictoires : quête de souveraineté, fragilités démocratiques, ruptures régionales et ambitions diplomatiques globales. » Encore et toujours la guerre dans l’est de la RDC… Autre fait marquant de l’année écoulée, la situation sécuritaire qui a continué de se dégrader dans l’est de la RDC, malgré les efforts de paix… Le Point Afrique nous expose « cinq scénarios pour sortir de cette guerre ». Des scénarios établis par le Centre de coopération internationale de l’université de New York en partenariat avec le Groupe d’étude sur le Congo. « Cinq scénarios, donc, du retrait complet du soutien rwandais au M23 à une autonomie large de certaines provinces du Kivu et de l’Ituri. L’une de ces alternatives prévoit le retrait du Rwanda, affaiblissant ainsi le M23, tout en ouvrant la voie à un processus de paix crédible. » Toutefois, ce rapport « conclut sur une note pessimiste, parfaitement alignée avec l’enlisement actuel des pourparlers. Le succès ne dépendra pas seulement de la signature d’un accord, mais de la volonté politique et, surtout, de la pression extérieure, car les deux parties ont des raisons de vouloir faire traîner les pourparlers et, en l’absence d’une pression politique et d’incitations économiques fortes, il est probable que “la violence s’intensifie à nouveau“. » … et au Soudan Enfin, cette année 2025 aura vu l’intensification de la guerre au Soudan. Depuis avril 2023, ce conflit oppose l’armée nationale aux miliciens des Forces de soutien rapide et a provoqué 200.000 morts. On revient au Monde Afrique qui publie une série de reportages sur cette terrible guerre : avant-hier, premier volet dans « dans El-Obeid encerclée, sur le nouveau front de la guerre », cette ville « menacée par les paramilitaires, devenue stratégique pour le contrôle du centre du pays. » Et hier, deuxième volet : « la lente résurrection de Khartoum, la capitale. (…) Principale ligne de front pendant deux ans, la capitale a été reprise en mars par l’armée régulière. Depuis, la ville tente de renaître de ses cendres. »

À la Une: l’heure des bilans
31/12/2025
En cette veille de Nouvel an, nombre de médias du continent s’attardent sur l’année écoulée et se lancent dans le traditionnel exercice du bilan. Bilan politique tout d’abord avec ce constat établi par Le Pays au Burkina Faso : « Dans la plupart des élections qui se sont tenues cette année, il y avait, de Yaoundé à Bissau en passant, entre autres, par Bangui et Dodoma, comme une constante qui consistait pour les tenants du pouvoir à écarter (…) les candidatures de poids de l’opposition, susceptibles de gêner les plans d’élection ou de réélection du prince régnant, pour ne laisser passer que des candidatures de seconde zone (…). C’est à peine si certains chefs d’Etat, candidats à leur propre succession, n’ont pas eux-mêmes choisi leurs challengers. Et des coups de force, le continent noir en a connu aussi en 2025, pointe encore Le Pays. Notamment à Madagascar et en Guinée-Bissau où le pouvoir a changé de main. (…) Ce sont autant de faits qui constituent autant d’alertes pour la démocratie sur le continent noir. Lequel continent a aussi connu la survivance de certaines crises en 2025, notamment en RDC, au Soudan et dans les pays du Sahel. » Croissance et… dette ! WalfQuotidien à Dakar fait le point pour sa part sur l’économie du continent. « L’année 2025 se termine comme elle a commencé pour l’Afrique. Sans leadership affirmé, affirme le quotidien sénégalais. Sans réelles perspectives stratégiques pour conforter l’Agenda 2063 adopté en 2013 afin d’inscrire l’Afrique dans la voie de l’unité et du progrès. L’accélération de la croissance économique africaine autour de 4 % environ est une réalité encourageante. En revanche, la moitié des États de la région sont déjà surendettés. Le rythme de la croissance est insuffisant pour réduire l’extrême pauvreté et créer des emplois. L’année 2025 se termine donc comme elle a commencé pour le continent, insiste WalfQuotidien. Les mêmes défis politiques, les mêmes enjeux sociétaux devant un monde où sa faiblesse structurelle lui donne peu de marges de manœuvre (…). » Mali : « ne pas offrir le même scénario… » Le Pouce, à Bamako, s’attarde sur la situation nationale : « L'année 2025 a été particulièrement difficile au Mali avec, pointe le journal, en plus du problème sécuritaire, la crise du carburant (…), le chômage, l’accès à la santé, à l’éducation et au logement… Il est clair que le Malien ne souhaite pas vivre les mêmes problèmes qu’il a déjà vécus en 2025. Il appartient aux autorités de la transition de créer la surprise à hauteur des attentes, des rêves, affirme Le Pouce. Ne pas offrir le même scénario même si c'est difficile. (…) La guerre contre le terrorisme ne doit pas priver les Maliens du bonheur auquel ils ont droit ; elle ne doit surtout pas empêcher un État de mettre en œuvre ses projets de développement. » La CAN, bouquet final de 2025 En cette fin d’année et à l’aube de la nouvelle, un moment de bonheur pour des millions d’africains : le foot avec la Coupe d’Afrique des nations. On entre dans le dur avec les 16è de finale et donc les matches à élimination directe à partir de samedi. « Tout peut arriver maintenant !, s’exclame WakatSéra. Les Pharaons d’Égypte tenteront de se démomifier pour remonter sur le toit de l’Afrique pour la huitième fois. Les Lions indomptables vont sortir les crocs pour aller à l’assaut de leur sixième trophée. Les Super Eagles du Nigeria essaieront de planer plus haut dans le ciel marocain, afin d’y décrocher leur quatrième titre. Les Fennecs algériens et les Léopards de RDC vont lutter pour une troisième étoile, tandis que les Aigles de Carthage, les Bafana-Bafana d’Afrique du Sud, et les Lions de la Teranga, iront, eux, à la conquête du graal pour la deuxième fois de leur histoire. » Toutefois, relève encore WakatSéra, « la partie est loin d’être gagnée pour les ténors, car le ballon sera rond pour les 16 équipes qui se mettent désormais dans la peau du vainqueur. Le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Tanzanie, le Mozambique et le Soudan ne comptent pas faire de la figuration. Loin de là. »