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  • La Caraïbe face au nouveau contexte géopolitique international

    31/05/2026
    Une région de 7.000 îles et 40 millions d’habitants. Un carrefour géopolitique en ébullition qui se retrouve en première ligne de l’urgence climatique mondiale. La lutte contre les effets du dérèglement climatique est devenue la première préoccupation pour la plupart des gouvernements caribéens, ce qui modifie en profondeur leurs priorités diplomatiques. On parle pour la région d’une géopolitique de la survie.
    La priorité climatique n’est pas celle de Donald Trump davantage préoccupé par la place qu’occupe la Chine aujourd’hui dans la région, le trafic de drogue, le commerce maritime, le pétrole, les questions migratoires. On n’entend plus parler de ses intentions sur le Canal de Panama, mais le président a fait usage de sa force au début de l’année (2026) en menant une opération militaire sans précédent au Venezuela, bombardant Caracas et capturant Nicolas Maduro. Alors que Washington intensifie sa présence militaire dans les eaux caribéennes, la pression sur les alliés régionaux de Nicolas Maduro s’accroît. Cuba subit un blocus énergétique total depuis le début de l’année : les livraisons de pétrole vénézuélien ont cessé, les États-Unis bloquent les tankers à destination de l’île et les sanctions s’intensifient. Raul Castro a été inculpé le 20 mai 2026 pour le meurtre d’Américains en 1996. Une décision judiciaire vue comme une excuse pour que Washington puisse intervenir sur l’île, enlever et incarcérer l’ancien guérillero afin de précipiter un changement de régime. Malgré la chute de Nicolas Maduro, Pékin reste un acteur-clé dans la région. Quant à la Communauté caribéenne et à l’Association des États de la Caraïbe, elles ont bien du mal à unifier leurs positions face aux crises. Entre dépendance énergétique, pression géopolitique et quête de souveraineté, regard sur les défis de la Caraïbe dans l’écriture de son propre destin.
    Nos invités :
    Laura Faxas, sociologue, ancienne ambassadeur de la République Dominicaine en France, en Suède et en Autriche ainsi qu’auprès de l’UNESCO. Coordinatrice en France du Think Tank dominicain FUNGLODE
    Jacqueline Laguardia Martinez, économiste. Professeure titulaire à l’Institut des relations internationales de l’Université des Indes Occidentales. Spécialiste des relations internationales de la Caraïbe, de l’intégration régionale des petits États insulaires en développement et des liens Cuba/CARICOM
    Sebastian Nieto Parra, chef de la Division des dynamiques du développement régional -Afrique, Asie et Amérique Latine et Caraibe- au Centre de développement de l’OCDE. Coordinateur de « Caribbean Development Dynamics 2026».
    Émission en partenariat avec la Maison de l'Amérique Latine à Paris et son Forum 2026 « L'Amérique Latine toujours », dans le cadre de la 13è édition des Semaines de l'Amérique Latine et des Caraïbes. Et la collaboration de Christophe Ventura.  
     
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  • Le Caucase au cœur des tensions mondiales

    24/05/2026
    Barrière montagneuse qui s’étend sur près de 1 200 kms entre mer Noire et mer Caspienne, le Caucase est considéré comme la frontière sud de l’Europe avec l’Asie, mais c’est aussi une aire de contacts autant que de frictions entre Empires ottoman, perse et russe. Intégré à l’URSS à partir de 1921, il est composé de deux ensembles : le Grand Caucase au nord et le Petit Caucase au sud, traversé par les frontières de la Géorgie, de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan.
     
    Trois États devenus indépendants avec l’effondrement de l’URSS en 1991 et qui forment la Transcaucasie, tandis qu’au nord, la Ciscaucasie appartient à la Fédération de Russie. Si le Caucase du Nord semble aujourd’hui pacifié au prix de dizaines de milliers de morts depuis la dernière guerre de Tchétchénie, le Caucase du Sud demeure une zone instable sur les plans politique et géopolitique que Moscou, mobilisé actuellement sur le front ukrainien, considère encore comme stratégique. Zone instable... C’est ce que nous allons voir dans cette édition en partenariat avec la revue « QUESTIONS INTERNATIONALES » consacrée à la Géopolitique du Caucase. Parmi les points d’attention, l’élection parlementaire du 7 juin prochain en Arménie qui a lancé un processus d’adhésion à l’Union européenne, tandis que la Géorgie s’aligne sur le modèle russe. Et que les États-Unis veillent au grain. JD Vance était en Arménie en février 2026 et c’est à Washington qu’a été signé en août 2025 un accord entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie à l’issue de la dernière guerre du Haut-Karabagh. Entre guerres gelées, alliances changeantes et rêves européens, le Caucase du Sud est aujourd’hui plus que jamais au cœur des tensions mondiales.
     
    Invités :
    Sylvia Serrano, politiste, professeure à Sorbonne Université et chercheure à l’antenne de Tbilissi (Géorgie) de l’Institut Français de Recherche sur l’Europe orientale, le Caucase et l’Asie du Nord (IRECA)
    Sabine Jansen, rédactrice en chef de Questions Internationales, professeure de Relations internationales au CNAM et chercheuse associée à Paris Cité
    Thorniké Gordadzé, enseignant à Sciences Po et chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.
  • Sahel 2026 : entre crises, alliances et bataille des récits

    23/05/2026
    Au début du mois de mai 2026, un sommet intitulé « Africa forward » (« en avant l’AFRIQUE »), organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, réunissait 35 chefs d’État et de gouvernement de tout le continent ainsi que des représentants des sociétés civiles et de grands groupes français et africains. Il y fut surtout question d’investissements et d’affaires.
    La France, contestée voire expulsée de certaines de ses anciennes possessions et affaiblie politiquement, cherche à maintenir sa présence sur le continent sur le terrain économique, y compris dans les pays anglophones. Un mouvement de redéploiement économique a déjà été entamé par de nombreux autres pays : la Chine, la Turquie, l’Inde, les pays du Golfe, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie.
    L’annonce en novembre 2022 de la fin de l’opération française Barkhane au Sahel a été largement interprétée comme la clôture d’un cycle stratégique ouvert au début des années 2000, marqué par la centralité des opérations extérieures de contre-terrorisme, de stabilisation et de gestion des crises. Barkhane fut le successeur de Serval, avec une empreinte régionale étendue. Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Le Sahel qui, au fil des années, a cessé d’être seulement un théâtre de lutte contre le terrorisme pour devenir un terrain de rivalités entre puissances, où Russie, Turquie et Émirats Arabes Unis sont particulièrement actifs. La guerre de l’information est généralement mise en avant comme le maillon faible de l’opération Barkane au cours de laquelle la France s’est vue imposer des récits adverses donnant l’image d’un pays intrusif et inefficace, questionnant sa légitimité. Et aujourd’hui, la tentation est grande dans le débat public français de réduire Barkhane à un échec à oublier. 
    Pour cette cinquième émission en partenariat avec l’INALCO, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, nos invités :
    Raphaëlle Chevrillon-Guibert, chercheuse en Science politique à l’IRD, Institut de Recherche pour le Développement, et membre du laboratoire PRODIG
    Marc-Antoine Pérouse de Montclos, directeur de recherche à l’Institut de Recherche pour le développement. Co-directeur de la collection Afrique(s) aux éditions FMSH, Fondation Maison des Sciences de l’Homme.
  • La course contre la montre de Vladimir Poutine

    17/05/2026
    Depuis quatre ans, la guerre en Ukraine s’étire, s’enlise et s’internationalise. Vladimir Poutine, qui a longtemps affiché une assurance de fer, semble aujourd’hui engagé dans une course contre la montre.
    Les dernières semaines ont révélé une Russie fragilisée : un cessez-le-feu en Ukraine immédiatement violé, des célébrations du 9 mai 2026 réduites à leur plus simple expression, des signes de contestation interne inédits, et une économie asphyxiée par les sanctions, mais temporairement sauvée par la flambée des prix du pétrole due à la guerre en Iran.
    Pourtant, Moscou ne lâche rien. Elle joue sur tous les tableaux : soutien indirect à Téhéran, pivot vers la Chine, et tentative de maintenir son emprise sur l’Extrême-Orient, cette région stratégique où la présence chinoise grandit chaque jour.
    La Russie est-elle en train de perdre la guerre en Ukraine ? Le pivot vers l’Asie est-il une planche de salut ou un piège ? Et que nous disent les tensions internes et la situation économique sur l’avenir du régime Poutine ?
    Invitées :
    Francoise Thom, historienne, enseignante émérite à la Sorbonne. Son dernier ouvrage La guerre totale de Vladimir Poutine, éditions À l’Est de Brest-Litovsk
    Galia Ackermann, historienne et journaliste, rédactrice en chef du média en ligne Desk Russie. Son dernier ouvrage Le KGB à Tchernobyl. Une plongée inédite dans les archives ukrainiennes, aux éditions Premier Parallèle
  • Du Golfe à Kaboul, la guerre qui déborde

    16/05/2026
    Depuis plusieurs mois, le Moyen-Orient est entré dans une phase de recomposition stratégique majeure. L’offensive israélo-américaine contre l’Iran a profondément bouleversé les équilibres régionaux : tensions dans le Golfe, fermeture du détroit d’Ormuz, frappes croisées, fragilité des cessez-le-feu et retour d’une logique de confrontation directe entre puissances régionales.
    Derrière cette guerre très médiatisée, une autre crise, moins visible en Europe, s’aggrave rapidement : celle qui oppose le Pakistan et l’Afghanistan taliban. La situation serait proche d’une « open war », une guerre ouverte, entre Islamabad et Kaboul. Les affrontements frontaliers se multiplient, les frappes aériennes aussi, tandis que le Pakistan accuse les talibans afghans d’abriter les combattants du Tehrik-e-Taliban Pakistan, le TTP, responsable d’attentats meurtriers sur le territoire pakistanais. Au même moment, paradoxe apparent, Islamabad tente de se présenter comme médiateur entre Washington et Téhéran. Soutenu discrètement par l’Arabie saoudite, proche des États-Unis mais obligé de ménager l’Iran voisin, le Pakistan cherche à transformer une extrême vulnérabilité intérieure en opportunité diplomatique, sous l’œil observateur de New Delhi qui, de son côté, développe des liens croissants avec Kaboul, dans une logique d’encerclement régional de son rival historique. Derrière les crises du Moyen-Orient se dessine une nouvelle bataille d’influence sud-asiatique, entre Inde, Pakistan, Afghanistan, Iran, Chine et monarchies du Golfe. Assiste-t-on à une régionalisation du conflit moyen-oriental jusqu’aux portes de l’Asie du Sud ? Le risque d’un embrasement régional généralisé est-il aujourd’hui sous-estimé ?
    Invités :
    Olivier Weber, écrivain et grand reporter. Des Anges et des ogres qui vient de paraître chez Calmann-Lévy
    Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur senior au think tank Asia Centre
Acerca de Géopolitique
Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Mathias Golshani. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 17h10 TU vers toutes cibles.
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