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Atelier des médias

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  • Désinformation et ingérences : la stratégie européenne expliquée par Nathalie Loiseau

    12/09/2026
    Face aux ingérences étrangères, à la désinformation amplifiée par l'IA et au pouvoir croissant des géants du numérique, l'Union européenne prépare son « bouclier européen de la démocratie ». Enregistré à la Fabrique de la diplomatie, cet épisode de L'atelier des médias reçoit la députée européenne Nathalie Loiseau pour décrypter les enjeux d'une riposte stratégique.
    Enregistré le 4 septembre 2026 lors d'un événement intitulé la Fabrique de la diplomatie sur le campus de l'Université Sorbonne Nouvelle, ce numéro de L'atelier des médias explore la vulnérabilité des démocraties face aux attaques informationnelles.
    Des ingérences amplifiées à l'ère du numérique
    À l'approche de scrutins majeurs en France et dans le monde, la députée européenne Nathalie Loiseau pointe l'urgence d'une prise de conscience citoyenne. Si la manipulation de l'information à des fins politiques n'est pas nouvelle, son échelle et sa rapidité de diffusion ont changé de dimension : « La désinformation est vieille comme le monde. Ce qui se passe à l'ère du numérique, c'est qu'elle est amplifiée et elle est accélérée ».
    Nathalie Loiseau met la Russie de Vladimir Poutine à l'index. Elle rappelle que ce pays demeure le principal vecteur d'ingérence sur le continent européen, ciblant tout particulièrement l'Hexagone : « Le deuxième pays sur le continent européen le plus ciblé par les ingérences russes, derrière l'Ukraine, c'est la France ». Des figures politiques comme Édouard Philippe [que Nathalie Loiseau soutien, ndlr], Gabriel Attal ou Raphaël Glucksmann ont ainsi été visées par des opérations coordonnées destinées à semer le doute et à altérer la confiance démocratique.
    Le bouclier européen et le DSA : réguler les comportements, pas les opinions
    Pour contrer ces menaces, le Parlement européen examine les recommandations du « bouclier européen de la démocratie ». Face aux accusations de censure que certains opposants pourraient formuler, Nathalie Loiseau opère une distinction nette entre liberté d'expression et manipulation automatisée : « La liberté d'expression, c'est un droit pour un être humain. C'est pas la liberté pour des robots de donner une visibilité artificielle à un contenu ».
    S'appuyant sur le Digital Services Act (DSA), l'UE entend encadrer les comportements inauthentiques et forcer les plateformes à respecter le droit européen. L'eurodéputée rappelle l'apport protecteur du texte pour les citoyens : « Si vous êtes Européen, grâce à cette loi, si l'un de vos contenus posté sur un réseau social est supprimé [...], vous avez une voie de recours [...] Dites-moi où est la censure ? ». Le rapport préconise également la création d'un Centre européen pour la résilience démocratique afin d'échanger les meilleures pratiques, à l'image de l'agence française Viginum ou d'initiatives menées à Taïwan et en Moldavie.
    À écouter aussiViginum : les ingérences numériques étrangères en ligne de mire
    IA générative et soutien aux médias : le choix de la véracité
    L'entretien aborde enfin les dérives de l'intelligence artificielle générative qui peuvent faire ressurgir des contenus de propagande pourtant interdits dans l'UE. Nathalie Loiseau plaide pour soumettre les IA conversationnelles aux exigences du DSA et réaffirme l'importance cruciale d'un écosystème médiatique solide : « On n'aura pas de démocratie en bonne santé si on n'a pas des médias en bonne santé, notamment des médias de service public ».
    Pour garantir la transparence de l'information face à la viralité des réseaux sociaux, Nathalie Loiseau défend l'adoption de normes indépendantes comme le label Journalism Trust Initiative (JTI), afin de « remplacer la viralité par la véracité ».
    À écouter aussiCe que la certification Journalism Trust Initiative représente
  • Indigo Publications, un groupe de presse né de lettres d'information pour les décideurs

    05/09/2026
    Pour la reprise de L'atelier des médias après une pause estivale, Steven Jambot reçoit Quentin Botbol, directeur général d'Indigo Publications, et Paul Deutschmann, rédacteur en chef d'Africa Intelligence. Ils décryptent le modèle singulier d'un groupe de presse indépendant, fondé sur l'investigation exclusive et un financement reposant uniquement sur ses lecteurs.
    Fondé en 1981 par Maurice Botbol et aujourd'hui dirigé par son fils Quentin Botbol, Indigo Publications s’est spécialisé dans l’information à haute valeur ajoutée. Avec des titres comme Africa Intelligence, La Lettre, Intelligence Online ou le plus récent Glitz, le groupe se concentre sur les mécanismes de décision au plus haut niveau de l'État et des grandes entreprises.
    Son modèle économique est strictement fondé sur l’abonnement payant, excluant toute publicité ou actionnariat extérieur pour garantir son indépendance.
    Au cœur de cette stratégie, le quotidien numérique Africa Intelligence, publié en français et en anglais, s'attache à couvrir les « angles morts » et les « signaux faibles » du continent africain. Paul Deutschmann souligne l'importance d'un réseau d'une centaine de correspondants, essentiels pour obtenir une information de terrain, souvent protégés par l'anonymat dans des contextes politiques sensibles.
    Pionnier du numérique dès 1995, le groupe revendique aujourd'hui près de 50 000 abonnés et un chiffre d'affaires dépassant les 10,5 millions d'euros.
    L'ambition d'Indigo s'est récemment étendue au grand public avec la reprise de la Revue21 en 2023. Ce nouveau départ du magazine s'accompagne du développement de sa présence numérique.
  • Quelques podcasts à écouter pendant l’été, avec Matilde Meslin

    25/07/2026
    Pour ce dernier numéro avant une interruption estivale, L'atelier des médias reçoit la journaliste Matilde Meslin, qui est spécialisée dans l'écoute et la critique de podcasts. Elle a sélectionné des séries audio en français que les auditeur.ices de RFI peuvent ajouter à leur application d’écoute. Il est de réchauffement climatique ou encore d’Aya Nakamura.
    • « Réchauffement climatique : comprendre l’urgence avec une climatologue », un épisode du podcast Code source, du journal Le Parisien. L'invitée est la climatologue française Valérie Masson-Delmotte, membre du Haut Conseil pour le climat et de l’Académie des sciences.
    • « Quelles leçons tirer de cette canicule brutale ?», c’est un épisode de Chaleur humaine, un podcast du journal Le Monde incarné par Nabil Wakim.
    • « Vivre avec les grands feux », c’est une série de LSD, La série documentaire, de France Culture, signée Alice Lefilleul. Réalisation : Jean-Philippe Navarre. 
    • « Liste de lecture », un podcast d’Ambre Chalumeau, de Quotidien (TMC).
    • « Les vacances sa mère », un documentaire de Renée Greusard. Réalisation Arnaud Forrest, pour Arte Radio.
    • « Qui est vraiment Aya Nakamura ? », un podcast de Marie Zafimehy pour RTL.
    On vous invite vivement à écouter « Jack dans les rues du globe », un docu-fiction qui est une coproduction de RFI et de la mairie de Toulouse. Il est incarné par Jack Souvant et coréalisé par Simon Decreuze.
    Sans oublier le « Podcast Club », un podcast de recommandation de podcasts. Diffusé tous les 15 jours, il réunit Matilde Meslin, Vincent Zuresco et César Monteyrol.
     
     
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  • Radios communautaires au Honduras : les peuples oubliés résistent par les ondes

    18/07/2026
    Au Honduras, où les médias sont concentrés entre les mains de quelques puissants, une soixantaine de radios communautaires résistent, souvent dans la clandestinité. Marie Griffon et Célia Pousset nous emmènent à la rencontre de responsables de ces radios qui utilisent les ondes pour défendre leurs terres et leur culture malgré les menaces.
    « Waruguma signifie étoile, une étoile lumineuse qui sert de guide à tout le peuple. » Ainsi parle Horacio Martínez, directeur de la radio du même nom, à Trujillo. Dans un pays classé 132e sur 180 au classement mondial 2026 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), des petites stations comme Waruguma sont souvent le seul moyen pour les populations de s'informer hors des canaux officiels.
    Le Honduras est le pays le plus pauvre d'Amérique latine après Haïti, selon le Fonds monétaire international (FMI). Gangrené par la corruption et le crime organisé, le pays est aux mains d'une poignée de familles industrielles qui possèdent la quasi-totalité des journaux et télévisions. Face à cela, les radios communautaires s'efforcent d'informer dans les zones rurales isolée et deviennent parfois des cibles.
    Le défi de la légalité
    Pour exister, ces radios doivent faire preuve de courage. Au Honduras, les fréquences sont mises aux enchères et s'arrachent à des prix inaccessibles pour des associations. « Ici, dans le Nord, une fréquence a déjà été adjugée pour 12,5 millions de lempiras (plus de 400 000 euros) », explique Jorge Andino, directeur de Play FM. Pour ces médias sans publicité, impossible de réunion une telle somme.
    Résultat : la majorité des 70 radios communautaires du pays opèrent sans licence légale. « La communication communautaire n'est ni légitimée ni reconnue par l'État. C'est comme marcher en permanence sur la corde raide. C'est vivre à la limite », déplore Jorge Andino. Sans reconnaissance, ces radios risquent à tout moment la saisie de leur matériel, voire la prison pour leurs animateurs, sur simple dénonciation d'un homme d'affaires influent.
    Au manque de protection juridique s'ajoute la précarité technique. Dans les studios souvent installés chez l'habitant, on utilise des ventilateurs de fortune pour refroidir des émetteurs de faible puissance. Lors des orages, faute de paratonnerres, les stations doivent souvent couper l'antenne pour ne pas perdre leur unique outil de diffusion.
    Informer, au plus près des communautés
    Plus au sud, à la frontière avec le Nicaragua, la Radio Cholula Triunfeña ouvre son antenne aux paysans locaux. Ici, on insonorise les murs avec des dizaines de boîtes d’œufs collées les unes aux autres. Wilfredo Hernández Cruz, le directeur, y défend une parole sans artifice : « Parlez comme vous êtes, car c’est justement cela l’essentiel : que les habitants des zones rurales aient accès à un micro. »
    Mais cette liberté a un prix. Située dans une zone de trafic de drogue et de traite d'êtres humains, la radio dérange les pouvoirs économiques et mafieux en dénonçant les investissements opaques et les concessions minières. « Nous avons déjà perdu des camarades qui ont été attaqués, persécutés, réduits au silence », confie Wilfredo Cruz. Les menaces sont directes : appels anonymes, piratages de téléphones ou encore l'envoi d'une balle dans une boîte pour signifier à un journaliste de cesser ses enquêtes.
    Amanda Ponce, directrice de C Libre (Comité pour la libre expression), souligne que l'État hondurien a longtemps occulté cette réalité. « Il y a deux décennies d’assassinats de journalistes qui sont aujourd'hui complètement effacées par l'État », précise-t-elle. Depuis les années 1980, le schéma reste le même : éliminer ceux qui mettent en lumière la corruption et les liens entre banques, narcotrafic et pouvoir politique.
    L’héritage de Berta Cáceres
    Dans les montagnes froides de l’ouest, le peuple Lenca poursuit un combat emblématique. C’est ici que la célèbre militante écologiste Berta Cáceres a fondé la radio Guarajambala avant d’être assassinée en 2016. Pour le COPINH (Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras), la radio est l'un des seuls moyen de mobiliser les communautés contre les projets extractifs qui menacent leurs rivières.
    Aujourd'hui, une nouvelle génération prend le micro. Leiby, une journaliste de 25 ans, a été formée dans l'école Voix des Rivières créée par l'organisation. Pour elle, la mission est claire : « Nous dénonçons, nous devenons la voix des communautés. Nous sommes la voix des grandes injustices que nous subissons dans ce pays. »
    Malgré la violence, ces radios continuent tant bien que mal de diffuser. Elles font entendre des musique indigènes ou alternatives, des langues en recul comme le Garifuna, elles racontent l'histoire de ces communautés marginalisées et créent une solidarité qui dépasse désormais les frontières. En l'absence de médias nationaux lors de la commémoration de l'assassinat de Berta Caceres, ce sont des radios communautaires du Guatemala et du Costa Rica qui sont venues prêter main-forte à leurs sœurs honduriennes.
    Ces ondes, bien que fragiles, restent un espace où l'on peut « inviter les gens à rêver ». Dans un pays où certains tentent de les faire taire, les radios communautaires prouvent chaque jour que la parole radiodiffusée est un pouvoir que l'on ne peut pas totalement éteindre.
  • Urbania : Philippe Lamarre raconte l'ambition d'un groupe média né au Québec

    11/07/2026
    À Montréal, Steven Jambot est allé rencontrer Philippe Lamarre, cofondateur d’Urbania, un média de société qui s’est donné pour mission de « rendre l’ordinaire extraordinaire ». Créé en 2003 sous la forme d'un magazine indépendant, Urbania est devenu un groupe diversifié présent au Québec mais aussi en France. Il vient d’ailleurs de racheter le studio de podcast français Binge audio. Dans cet entretien, il est question d'audace, de storytelling et de souveraineté culturelle.
    « Ça a toujours été notre ambition d’être une sorte de TV5 Monde jeune et cool. » Philippe Lamarre, cofondateur d'Urbania, résume ainsi l'énergie qui anime ce groupe média québécois aujourd'hui solidement implanté des deux côtés de l'Atlantique.
    L’enjeu est de taille : dans un paysage médiatique dominé par les algorithmes des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), comment faire exister une culture francophone originale et indépendante ? Pour Philippe Lamarre, la réponse réside dans la capacité à créer des ponts entre les territoires et les formats, tout en restant fidèle à la promesse d'Urbania : « rendre l’ordinaire extraordinaire ».
    Un magazine pour développper un storytelling
    Tout commence à Montréal, en 2003. Designer de formation, Philippe Lamarre avoue une « difficulté à se faire dire quoi faire dans la vie ». Après avoir lancé son agence de création, il crée Urbania sur un coup de tête, mû par une véritable « allergie à l'autorité ». L'idée ? Un magazine thématique qui pose un regard « anthropologique » sur la ville, loin des sentiers battus et des vedettes.
    Le succès actuel du groupe repose sur une expertise peaufinée depuis les débuts : le storytelling – l'art de raconter des histoires, en bon français. Philippe Lamarre se plaît à rappeler : « Notre slogan de rendre l'ordinaire extraordinaire, c'est qu'on prend des choses qui semblent banales [...] et on essaie de les raconter de façon captivante. » Il cite comme inspirations le magazine Colors de Benetton ou l'émission documentaire belge Strip-tease.
    Aujourd'hui, Urbania est une « machine » diversifiée de plus de 100 collaborateurs répartis entre Montréal et Paris. Le groupe s'appuie sur plusieurs piliers : une unité éditoriale, un studio de création de contenus pour les marques (branded content), une maison de production audiovisuelle et un laboratoire technologique. Il accompagne aussi des influenceurs dans le développement de leurs contenus. Cette structuration permet au groupe de rester indépendant financièrement : « On veut faire de l'argent pour raconter plus d'histoires », martèle Philippe Lamarre.
    La conquête de la France et la conviction du podcast
    C'est en 2020 qu'Urbania a franchi l'océan pour s'installer à Paris. L'objectif n'était pas d'exporter un produit québécois, mais de bâtir un « cousin français » avec des équipes locales et une ambition commune.
    À écouter aussiComment Urbania France veut informer autrement
    En mars 2026, le groupe a franchi une étape majeure en rachetant Binge Audio, le studio de podcast français qui produit notamment Les Couilles sur la table ou Programme B, alors en redressement judiciaire. Ce rachat vise à créer un « pont entre les podcasts et l'audiovisuel ». Il est « stratégique », assure Philippe Lamarre, qui croit fermement que la frontière entre les formats s'efface : « Le podcast, de plus en plus, devient un médium audiovisuel parce que les podcasts sont maintenant des vidéos. Donc la frontière entre les genres et les formats est en train de s'abattre. » En outre, l'audio offre une fidélité d'audience précieuse dans un monde de consommation rapide et morcelée.
    Mais le regard de Philippe Lamarre se tourne vers l'ensemble de l'espace francophone, notamment l'Afrique et Haïti. Son rêve pour les dix prochaines années ? « Fédérer une espèce de communauté de gens anticonformistes qui ont envie de bousculer l'ordre établi et qui s'adonnent à être francophones ». Ouvrir des bureaux à Dakar ou Abidjan fait déjà partie d'hypothèses de travail.
    Souffler sur les braises de la souveraineté numérique
    Au-delà de son entreprise, Philippe Lamarre s'implique dans le débat public au Québec. Il a coprésidé un groupe de travail sur l'avenir de la culture et de l'audiovisuel québécois, remettant en 2025 un rapport dont il a proposé le titre : Souffler sur les braises. Le constat est le suivant : face au numérique qui a abattu les frontières, la culture francophone risque de s'effriter si elle ne se prend pas en main.
    Il pointe notamment du doigt l'impact de la loi C-18 au Canada, qui a conduit Meta (Facebook et Instagram) à bloquer les contenus d'actualité sur ses plateformes. Pour lui, la solution passe par une reprise de contrôle de la distribution : inciter les audiences à s'abonner directement aux infolettres ou aux applications des médias pour ne plus dépendre des plateformes.
    Pour l'avenir, Philippe Lamarre explore aussi le potentiel de l'Intelligence Artificielle (IA). Chez Urbania, un responsable accompagne les équipes pour s'épargner les tâches répétitives et aider les créateurs à mieux distribuer leurs contenus. « L'intelligence artificielle brise le coût de fabrication du contenu. Mais il faut trouver une manière de créer des outils où on garde le contrôle de la relation avec les audiences », explique clairement Philippe Lamarre.
    À ceux qui voudraient suivre ses traces d'entrepreneur des médias, Philippe Lamarre conseille de faire preuve de « persévérance », de savoir s'entourer de gens « meilleurs [qu'eux] » et de continuer à se retrousser les manches, chaque matin. Tant qu'à faire, pour raconter des histoires extraordinaires ?
Acerca de Atelier des médias
L'atelier des médias, présenté par Steven Jambot, est une émission qui analyse les r/évolutions du journalisme et des médias à l'ère numérique. Elle est diffusée en podcast chaque samedi matin.  Contact : atelier@rfi.fr 
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